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Étude de cas

Branding Web Acquisition

Décoller un SaaS B2B, de la marque au clic

Le Pack 360 grandeur nature : marque construite de zéro, site de conversion bilingue, puis machine d'acquisition. Une chaîne cohérente, un seul interlocuteur, et un site qui reste auditable par n'importe qui.

Structure
MA Utility
Activité
Plateforme de conversations client · écosystème MA
Périmètre
Branding · Web · Acquisition

Réalisation menée au sein de l’écosystème MA. Nous appliquons notre méthode à nos propres structures avant de la proposer ailleurs.

Le contexte

MA Utility édite une plateforme de conversations client. Toutes les messageries d’une entreprise, WhatsApp, Instagram, Telegram, courriel, chat du site, arrivent dans une seule boîte de réception, où une intelligence artificielle répond, qualifie et prend rendez-vous à la place d’un humain qui n’est pas disponible à vingt-deux heures un samedi. La cible est la TPE et la PME, celle qui perd des clients faute de répondre assez vite, pas celle qui a un service client de quinze personnes.

Le produit était solide. Le problème était ailleurs, et il est classique sur ce marché : un logiciel qui parle à des non-techniciens doit être compris en quelques secondes, sur un marché où chaque concurrent promet la même chose avec les mêmes mots. Ajoutez à cela un acheteur qui n’a jamais entendu parler de la marque et qui doit confier ses conversations clients à un éditeur inconnu, et vous avez le vrai sujet : la crédibilité avant la fonctionnalité.

Il fallait donc tenir la chaîne entière, de la marque au site jusqu’à l’acquisition. C’est exactement ce que propose le guichet unique MAstratos, et ce cas en est le terrain d’essai : nous l’avons appliqué chez nous avant de le proposer ailleurs.

Ce que nous avons fait

Branding

Nous avons construit la marque à partir d’une page blanche : positionnement sur le marché, plateforme de marque, puis identité visuelle et charte.

Le positionnement a bougé en cours de route, et c’est le genre de correction qui compte plus qu’un logo. La promesse initiale, « automatisez votre service après-vente et vos ventes sur WhatsApp », enfermait le produit dans un canal et dans deux cas d’usage, alors que la plateforme couvrait déjà l’ensemble de la relation client sur toutes les messageries. Le message est devenu la centralisation des conversations, quel que soit le canal. Un positionnement trop étroit ne se rattrape pas à coups de publicité : il plafonne le marché adressable dès la première ligne du site.

L’identité repose sur un contraste simple et tenu partout : une serif à fort caractère pour les titres, une sans-serif neutre pour le texte, un fond crème plutôt que le blanc clinique du logiciel, et un vert-bleu franc comme seule couleur d’accent. Ce vert n’est pas décoratif : il marque exclusivement ce qui appartient à la marque, jamais les captures de conversation, dont les bulles restent aux couleurs de la messagerie d’origine. Le lecteur distingue donc au premier coup d’œil ce que dit MA Utility de ce que fait le produit.

Page d'accueil de MA Utility : titre en serif sur fond crème, et démonstration du produit dans un téléphone à droite.
La page d'accueil de mautility.com. La promesse à gauche, la démonstration à droite : le visiteur voit le produit fonctionner avant d'avoir lu la première fonctionnalité.

Web

Le site est bilingue de naissance, français à la racine et anglais sous son propre préfixe, avec des balises de langue réciproques et une version par défaut déclarée. Dix-neuf pages par langue, trente-huit au total : la vitrine, la documentation dont une référence d’API et un guide de la boîte de réception, un blog, une page cas client, la presse, les carrières, et l’ensemble des pages légales.

Ces pages légales ne sont pas du remplissage. Quand un produit se connecte à WhatsApp, Meta conditionne la validation de l’application à l’existence de pages précises, dont une page de suppression des données accessible publiquement. Elles ont été traitées comme des livrables à part entière, parce qu’une seule manquante bloque la mise en production du produit lui-même.

Section du site montrant une conversation WhatsApp complète face à trois arguments produit.
Montrer plutôt que décrire : une conversation réelle de bout en bout, commande, prix, créneau, confirmation, à côté de trois arguments courts.

Le parti pris éditorial du site tient en une phrase : on montre le produit en train de travailler. Plutôt qu’une liste de fonctionnalités, chaque section porte une conversation complète, dans un contexte métier identifiable, agence immobilière ou pâtisserie, jusqu’à la confirmation de commande. Le visiteur comprend le produit sans qu’on le lui explique, et se projette dans son propre métier.

Deux appels à l’action cohabitent sans se concurrencer : l’essai gratuit pour qui veut essayer seul, la démonstration pour qui veut être accompagné. Le second existe parce que la cible compte beaucoup de dirigeants qui n’installeront pas un outil de messagerie sans un échange préalable. Forcer tout le monde dans le même entonnoir aurait coûté la moitié des demandes.

Grille tarifaire du site MA Utility, trois formules présentées côte à côte.
Une grille lisible d'un coup d'œil. Sur un marché où la concurrence cache ses prix derrière un formulaire, les afficher est une position, pas une facilité.

Côté structure, le site déclare une organisation et une foire aux questions au format que les moteurs savent lire, ce qui le rend éligible aux réponses enrichies et, désormais, aux citations des moteurs génératifs.

Acquisition

Le site en place, nous avons installé la machine : mesure d’audience et enregistrement des parcours, conversions remontées côté serveur, campagnes Meta et Google, landing pages dédiées par segment, et un reporting au coût par lead qualifié plutôt qu’au clic.

Le point qui décide de tout est celui-là : ce que l’on optimise. Une campagne pilotée au clic optimise le clic, et le clic est achetable en quantité par n’importe qui. Une campagne pilotée au lead qualifié apprend à trouver les personnes qui vont réellement ouvrir un compte, ce qui suppose que l’information de qualification remonte jusqu’à la régie. C’est un travail de plomberie, invisible et déterminant.

La chaîne de la marque au clic, et la boucle de mesure qui la refermeSchéma en quatre étapes reliées de gauche à droite. Première étape, la marque : positionnement, plateforme de marque et identité. Deuxième étape, le site : architecture bilingue, démonstration du produit et pages légales exigées par la validation Meta. Troisième étape, les campagnes : Meta et Google, avec des landing pages dédiées par segment. Quatrième étape, le lead qualifié, qui donne lieu à une ouverture de compte. Sous ces quatre étapes, une flèche de retour part du lead qualifié et remonte jusqu’aux campagnes : c’est la boucle de mesure, qui renvoie aux régies l’information de qualification. Une note précise que sans cette remontée, les campagnes optimisent le clic et non le client. Le schéma ne comporte aucune valeur chiffrée.De la marque au clic, et retour1 · La marquePositionnementPlateforme de marqueIdentité et charte2 · Le siteBilingue, 38 pagesProduit montré en actionPages exigées par Meta3 · Les campagnesMeta et GoogleLanding pages par segmentPilotage au lead qualifié4 · Le leadQualifié, pas seulementcollectéOuverture de compteLa boucle de mesureLa qualification remonte jusqu’à la régie.Sans cette remontée, une campagne optimise le clic. Le clic s’achète en quantité, le client non.
La chaîne tenue par un seul interlocuteur. Chaque maillon renvoie de l'information au précédent : c'est cette boucle, et non le nombre de leviers, qui fait la différence.

Les choix qui ont compté

Élargir la promesse avant de dépenser le premier euro. Corriger un positionnement trop étroit coûte une semaine de travail. Le laisser en place coûte une part du marché adressable à chaque campagne, indéfiniment.

Afficher les prix. Sur ce marché, la plupart des concurrents renvoient vers un formulaire. Afficher une grille lisible fait perdre les curieux et gagne du temps sur tous les autres : le prospect qui prend rendez-vous sait déjà où il met les pieds.

Traiter les pages légales comme des livrables. Elles ne convertissent rien et conditionnent l’existence du produit sur le canal principal.

Piloter au lead qualifié. C’est plus long à mettre en place, moins flatteur sur un tableau de bord, et c’est la seule façon d’empêcher une régie d’optimiser vers le mauvais objectif.

Le résultat

Aujourd’hui, la marque, le site et l’acquisition tirent dans le même sens, avec un seul interlocuteur pour piloter l’ensemble.

Les campagnes tournent à 38 € par lead qualifié, et les landing pages convertissent à 4,8 %, au-dessus des 2 à 3 % couramment observés en B2B. Surtout, une nouvelle variante de page part en ligne en moins de 24 heures : quand la marque, le site et les campagnes sont tenus par le même cabinet, il n’y a personne à attendre. C’est là que le guichet unique se paie.

Le socle technique se vérifie sans nous. Au relevé du 26 août 2026, en profil mobile, le site obtient 100 sur 100 en référencement technique, 100 sur 100 en bonnes pratiques et 97 sur 100 en accessibilité, avec un seul point à corriger, un contraste insuffisant sur un élément. Le serveur répond en 24 millisecondes. Ouvrez les outils de développement de votre navigateur sur mautility.com et refaites la mesure : c’est l’intérêt d’un chiffre vérifiable.

Les résultats

  • 38 € de coût par lead qualifié
  • 4,8 % de conversion sur les landing pages
  • < 24 h pour mettre en ligne une nouvelle variante

Chiffres constatés sur les campagnes d’acquisition de MA Utility. Les mesures techniques citées dans le texte ont été relevées le 26 août 2026 avec Lighthouse en profil mobile sur la page d’accueil : elles se refont en trois minutes.

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