Le réglage qui vous met en défaut est actif par défaut, et l’un des éditeurs les plus utilisés le verrouille dès que la campagne est lancée.

Depuis le 14 juillet 2026, mesurer l’ouverture d’un email de prospection à des fins marketing suppose un consentement préalable. Or la documentation de Smartlead écrit noir sur blanc que le suivi des ouvertures et des clics est activé par défaut, et précise que le réglage ne peut plus être modifié une fois la campagne en cours d’envoi. Une campagne non conforme ne se corrige donc pas : elle se termine.

Nous avons relevé les tarifs et les réglages par défaut sur les pages officielles des éditeurs, une par une, le 21 septembre 2026. Ce qui suit donne trois montages chiffrés et, pour chacun, ce qu’il produit et ce qu’il ne règle pas.

La méthode de campagne elle-même, du ciblage au suivi de l’affaire, est traitée dans notre mode d’emploi complet d’une campagne. Ici, il s’agit de l’outillage et de son coût.

L’infrastructure, et le seul poste où l’on se trompe durablement

Avant tout séquenceur, il faut un domaine d’envoi et des boîtes. C’est la brique la moins chère et la plus structurante, parce qu’une erreur s’y paie pendant des mois.

Prenez un sous-domaine, pas un domaine distinct. Nous l’avons détaillé ailleurs : l’organisation professionnelle qui écrit les bonnes pratiques du secteur assimile l’achat de plusieurs domaines à un comportement de pollueur lorsqu’il sert à contourner une réputation dégradée, et recommande un sous-domaine du domaine principal. C’est gratuit, et c’est l’inverse de ce que recommandent la plupart des outils.

Si vous prenez malgré tout un domaine séparé, regardez le renouvellement et non la création. Chez OVHcloud, un .com coûte 7,99 euros hors taxes à la création et 13,49 au renouvellement, un .fr 4,99 puis 7,79. Chez Gandi, le même .com passe à 13,20 euros toutes taxes comprises à la création et 38,38 au renouvellement. L’écart est d’un facteur trois à partir de la deuxième année, sur une ligne que personne ne revérifie.

Cloudflare Registrar, souvent recommandé pour son modèle sans marge, mérite une mise en garde : il ne propose pas le .fr, qui ne figure pas dans sa liste officielle d’extensions supportées, et il ne publie aucune grille de prix, celle-ci n’étant visible qu’une fois connecté au tableau de bord.

Les boîtes. Google Workspace démarre à 6,80 euros hors taxes par utilisateur et par mois en Business Starter, 13,60 en Business Standard et 21,10 en Business Plus, avec un plafond de 300 utilisateurs sur ces trois offres. Microsoft 365 affiche 6,07 euros hors taxes en Business Basic, en paiement annuel, puis 20,36 en Business Standard et 27,73 en Business Premium, ces deux dernières intégrant désormais Copilot.

Deux précautions de lecture, que nous signalons parce que les pages elles-mêmes ne les lèvent pas. Celle de Google mélange prix de référence et remise d’engagement sans permettre d’isoler le tarif sans engagement. Celle de Microsoft n’affiche plus d’offre Business Standard sans Copilot sur sa comparaison française, ni de tarif mensuel sans engagement annuel. Ne construisez pas un budget sur ces montants sans les revérifier dans le tunnel de commande.

Les trois montages

Trois montages de campagne email de prospection et leur cout mensuelComparaison de trois montages possibles pour une campagne d email de prospection entre entreprises en France, pour un commercial, avec pour chacun le cout mensuel approximatif, la composition de la pile d outils et ce que le montage produit et ne permet pas. Le premier montage, dit artisanal, repose sur la boite professionnelle existante, un sous-domaine gratuit du domaine principal, l envoi manuel ou par fusion et publipostage, et un fichier client gratuit ; son cout additionnel est nul et il permet d envoyer quelques dizaines de messages par jour, dans la limite des plafonds de la messagerie utilisee, sans sequence automatisee ni relance programmee. Le deuxieme montage, dit outille, coute de l ordre de soixante a cent vingt euros par mois et par commercial : il ajoute un sequenceur dont les offres d entree se situent entre quarante et soixante par mois selon l editeur, le rechauffement de boite etant inclus sans surcout chez plusieurs d entre eux, ainsi qu une verification d adresses facturee au volume autour de huit dollars les mille credits ; il permet de conduire des sequences de plusieurs messages sur quelques centaines de contacts par mois. Le troisieme montage, dit industrialise, coute de l ordre de deux cents a quatre cents euros par mois et par commercial : il ajoute plusieurs boites d envoi facturees chacune par la suite de messagerie, un sequenceur d offre superieure, un enrichissement de contacts en credits, et le cas echeant un outil de rechauffement dedie facture par boite sans degressivite ; il permet des volumes de plusieurs milliers d envois mensuels mais fait entrer trois postes que les comparatifs additionnent rarement, a savoir le cout par boite de la suite de messagerie, le cout par boite du rechauffement et le cout unitaire de l enrichissement.Trois montages, pour un commercialTarifs publics relevés le 21 septembre 2026, hors taxes, engagement annuel quand il existe.Artisanal0 €en plus de l’existantBoîte professionnelle déjà làSous-domaine, gratuitEnvoi manuel ou publipostageFichier client gratuitQuelques dizaines d’envoispar jour.Ni séquence, ni relanceprogrammée.Outillé60 à 120 €par mois et par commercialSéquenceur, 40 à 60 / moisRéchauffement souvent inclusVérification, ~8 $ les 1 000Une seule boîte d’envoiQuelques centaines de contactsen séquence par mois.Le plafond de la messageriedevient la limite réelle.Industrialisé200 à 400 €par mois et par commercialPlusieurs boîtes, facturéeschacune par la suiteSéquenceur d’offre supérieureEnrichissement en créditsTrois postes que les comparatifsadditionnent rarement.Et un réchauffement dédié quine dégressive pas.
Le premier montage tient sur la boîte existante. Le troisième achète du volume, et fait entrer trois postes que les comparatifs additionnent rarement.

Le montage artisanal n’est pas une plaisanterie. Une boîte professionnelle ordinaire laisse passer deux mille messages par jour, ce qui est très au-dessus de ce qu’une PME envoie réellement en prospection ciblée. Ce qui manque n’est pas la capacité, c’est la relance programmée et le suivi des réponses. Tant que votre liste tient sur deux cents lignes, ce montage suffit, et il a l’avantage de rendre impossible l’envoi en masse mal ciblé.

Le montage outillé est celui où se situe la grande majorité des PME, et il tient sous cent vingt euros par mois. C’est là que le choix du séquenceur se joue, et il ne se joue pas sur le prix affiché.

Le séquenceur : comparez l’unité de facturation, pas le prix

Les offres d’entrée se tiennent dans un mouchoir de poche, entre quarante et soixante par mois. Ce qui les sépare, c’est ce qui est compté, et quatre unités différentes coexistent.

Ce que facture chaque sequenceur d emails et ce qui est inclusTableau comparant les unites de facturation et les elements inclus dans les offres d entree de six sequenceurs d emails de prospection, relevees sur leurs pages tarifaires officielles. Le premier editeur facture par utilisateur, son offre email se situant autour de cinquante-cinq par mois en engagement annuel pour cinquante mille emails mensuels, avec expediteurs et utilisateurs illimites et rechauffement de boite inclus sans surcout, l enrichissement de contacts etant facture separement en credits. Le deuxieme facture des formules groupees a partir de quarante-sept dollars par mois pour cinq mille emails mensuels, avec comptes email illimites et rechauffement inclus. Le troisieme facture a partir de trente-neuf dollars par mois pour deux mille contacts et six mille envois mensuels, avec boites d envoi illimitees et rechauffement inclus nativement. Le quatrieme, editeur francais, facture par identite d envoi et non par utilisateur, a soixante euros par mois et par identite pour deux cent cinquante contacts enrichis mensuels, ce qui multiplie la note des que plusieurs expediteurs sont souhaites, et son rechauffement porte sur le reseau social et non sur la boite email. Le cinquieme facture par utilisateur a dix-neuf euros par mois en engagement annuel, mais ses sequences d email a froid ne sont disponibles qu a partir de son offre superieure a soixante-neuf euros, l outil etant d abord concu pour le reseau social professionnel. Le sixieme facture au nombre de prospects contactes, par paliers, en annoncant rechauffement gratuit, verification illimitee des adresses acceptant tout, comptes email illimites et membres d equipe illimites, ses paliers tarifaires etant calcules dynamiquement et non lisibles sans interaction. Le tableau conclut qu a prix affiche voisin la note reelle varie d un facteur trois selon le nombre d expediteurs souhaites.Ce qui est compté change toutUnité facturéeOffre d’entréeBoîtes d’envoiRéchauffementPar utilisateur~55 / mois, 50 000 emailsillimitéesinclusFormule groupée47 $ / mois, 5 000 emailsillimitéesinclusPar contacts39 $ / mois, 2 000 contactsillimitéesinclusPar identité d’envoi60 € / mois / identitéune par abonnementsocial, pas emailPar utilisateur19 € / mois, mais l’emailn’arrive qu’à 69 €selon l’offrenon annoncéPar prospect contactépaliers non lisiblesillimitéesinclusPlusieurs éditeurs, y compris français, facturent en dollars : pensez au change et à sa variation sur un engagement annuel.
Quatre unités de facturation différentes. À prix affiché voisin, la note réelle varie d'un facteur trois selon le nombre d'expéditeurs souhaités.

Le cas le plus piégeux est la facturation par identité d’envoi. La Growth Machine, éditeur français, facture 60 euros par mois et par identité sur Basic, 120 sur Pro, pas par utilisateur. Si votre dispositif prévoit trois expéditeurs, la note triple là où Smartlead à 39 dollars ou Instantly à 47 dollars incluent des boîtes illimitées. La Growth Machine propose bien un réchauffement, mais social et non email : ce n’est pas le même produit, et il ne remplace pas la montée en réputation d’une boîte.

Deuxième piège, l’offre où l’email n’est pas. Waalaxy démarre à 19 euros par utilisateur et par mois en engagement annuel, ce qui en fait le moins cher du tableau. Mais ses séquences d’email à froid n’arrivent qu’en offre Business, à 69 euros. À budget égal, vous avez acheté un outil LinkedIn.

Le réchauffement décide souvent du choix à lui seul. lemlist l’inclut via lemwarm sur toutes ses offres, Instantly, Smartlead et Woodpecker également. Si vous passez par un outil dédié, MailReach facture 19,50 dollars par boîte et par mois sans aucune dégressivité : vingt boîtes coûtent 390 dollars, la facture est une simple multiplication. Warmup Inbox affiche 15 dollars par boîte en Basic, 49 en Pro. Dès trois boîtes d’envoi, cette seule ligne justifie de choisir un séquenceur qui l’intègre.

La vérification d’adresses, et le piège du catch-all

Les prix par adresse se ressemblent et ne se comparent pas.

Traitement des domaines acceptant tout par les outils de verification d adressesTableau comparant le traitement des domaines qui acceptent toutes les adresses, dits catch-all, par cinq outils de verification d adresses electroniques, avec leurs prix publics. Un domaine catch-all repond favorablement a toute adresse de son domaine, reelle ou inventee, de sorte qu une verification ne peut pas trancher : c est une limite du protocole et non de l outil. Le premier editeur facture huit dollars les mille credits, soit huit millemes de dollar par adresse, et ne dit rien de public sur le traitement des catch-all. Le deuxieme impose un minimum de trente-neuf dollars pour deux mille adresses et propose un abonnement a partir de quatre-vingt-dix-neuf dollars par mois ; c est le plus documente sur le sujet, distinguant les domaines figurant sur une liste d autorisation avec un taux de rebond observe inferieur a deux pour cent, traites comme valides avec un sous-statut, des catch-all non resolus, et declenchant une etape de verification supplementaire payante a partir de dix cas identifies. Le troisieme facture huit dollars les mille credits, soixante dollars les dix mille et deux mille dollars le million, soit environ deux milliemes de dollar par adresse au plus gros volume, avec des credits sans expiration, et ne publie rien sur les catch-all. Le quatrieme descend a quarante-cinq centmillemes de dollar par verification au plus gros volume et est le plus transparent sur le prix du traitement, une verification ordinaire coutant un credit tandis qu une validation de catch-all en coute dix et un enrichissement vingt. Le cinquieme facture trente-huit dollars pour cinq mille credits, rembourse les resultats indetermines et offre deux cent cinquante credits sans expiration, mais ne publie rien sur les catch-all. Le tableau conclut qu un prix affiche par adresse ne se compare pas d un editeur a l autre tant que cette ligne n a pas ete verifiee.Le catch-all, là où les grilles divergentUn domaine qui accepte tout répond favorablement à n’importe quelle adresse. La vérification y est structurellement aveugle.Prix publicCe qu’il dit du catch-all8 $ les 1 000 créditsRien de public39 $ minimum pour 2 000Le plus documenté. Distingue les domaines sur listed’autorisation, et facture une étape supplémentaire60 $ les 10 000, 2 000 $ le millionRien de publicdès 0,00045 $ la vérification10 crédits contre 1 pour une vérification ordinaire38 $ les 5 000 créditsRien de public. Rembourse les résultats indéterminés
Le même service au même prix affiché peut facturer une vérification catch-all dix fois plus cher, l'inclure, ou ne pas en parler du tout.

DeBounce le facture dix crédits contre un pour une vérification ordinaire, ce qui est honnête et coûteux. Woodpecker l’annonce illimité et inclus dans son abonnement. ZeroBounce le réserve à une étape supplémentaire déclenchée à partir de dix cas identifiés, et c’est le plus documenté du lot : il distingue les domaines figurant sur sa liste d’autorisation, dont le taux de rebond observé reste sous 2 pour cent, des catch-all non résolus. NeverBounce, à 8 dollars les mille crédits, Bouncer, à 8 dollars les mille et 2 000 dollars le million, et Emailable, à 38 dollars les cinq mille, n’en disent rien publiquement.

Sur une cible de PME françaises, où les configurations acceptant tout sont fréquentes, cette ligne peut représenter l’essentiel de la facture. Regardez-la avant de comparer deux prix au millier.

Trois outils gratuits complètent utilement ce poste : Google Postmaster Tools, qui donne le taux de plainte, la réputation de domaine et d’adresse et l’état de l’authentification, MXToolbox, dont les diagnostics ponctuels de résolution de noms et de listes noires sont gratuits, et mail-tester.com, dont le test ponctuel en ligne reste accessible sans compte. Pour une PME, ces trois-là suffisent à diagnostiquer, et ils ne coûtent rien.

Le suivi d’ouverture, et ce que vous devez aller désactiver vous-même

Etat du suivi d ouverture chez les sequenceurs face a la recommandation d avril 2026Tableau de l etat du reglage de suivi d ouverture chez les principaux sequenceurs d emails de prospection, confronte a la recommandation de l autorite francaise de protection des donnees adoptee le douze mars deux mille vingt-six et publiee le quatorze avril. Cette recommandation qualifie le pixel de suivi insere dans un courriel de traceur soumis a consentement prealable pour les finalites marketing, c est a dire la mesure de performance des campagnes, le profilage et la personnalisation, avec deux exemptions etroites portant sur les pixels de securite lies a l authentification et sur la mesure individuelle de delivrabilite servant uniquement a purger les contacts inactifs pour des courriels demandes par le destinataire. Un delai de trois mois etait accorde pour les adresses deja collectees, expirant le quatorze juillet deux mille vingt-six, et aucune periode transitoire n existe pour les adresses collectees apres la publication. Chez le premier sequenceur, le suivi est actif par defaut, desactivable campagne par campagne dans les reglages, et son activation exige desormais un domaine de suivi personnalise faute de quoi l envoi est bloque. Chez le deuxieme, la documentation indique explicitement que le suivi des ouvertures et des clics est active par defaut, et le reglage n est modifiable qu avant le lancement, se verrouillant des que la campagne envoie, ce qui interdit toute correction en cours de route. Chez le troisieme, l option existe au niveau de la campagne sans que la documentation precise si elle est cochee par defaut, et elle est desactivable a trois niveaux, la campagne, l etape par envoi en texte seul, et les reglages globaux de delivrabilite. Pour trois autres editeurs, aucune documentation publique sur le reglage par defaut n a pu etre trouvee. Le tableau conclut qu aucun editeur de sequenceur consulte n a publie quoi que ce soit sur cette recommandation, alors que des plateformes d emailing marketing ont annonce desactiver le suivi d ouverture pour les adresses de l extension nationale francaise.Le réglage est à vous d’aller le chercherRecommandation adoptée le 12 mars 2026, publiée le 14 avril. Délai échu le 14 juillet pour les adresses déjà collectées.SéquenceurActif par défautDésactivablePremier éditeurouipar campagne, dans les réglagesDeuxième éditeuroui, écrit noir sur blancavant le lancement seulementverrouillé dès que la campagne envoieTroisième éditeurnon préciséà trois niveauxTrois autres éditeursaucune documentation publiqueinconnuAucun séquenceur consulté n’a communiqué sur la recommandation. Les seuls à l’avoir fait sont des plateformes d’emailing marketing.
Le réglage est actif par défaut là où la documentation le précise. Et un éditeur le verrouille dès le lancement, ce qui interdit toute correction.

Nous avons cherché, en restreignant les recherches à leurs propres domaines, si les principaux séquenceurs avaient publié quoi que ce soit sur cette recommandation. Aucun n’a rien publié, alors que l’échéance est passée depuis juillet. Les seuls acteurs à avoir communiqué et agi sont des plateformes d’emailing marketing, dont l’une annonce désactiver le suivi d’ouverture pour les adresses de l’extension française depuis le 2 août 2026.

La conséquence pratique tient en une ligne. Avant de lancer une campagne, ouvrez les réglages de suivi, coupez l’ouverture, et vérifiez que le réglage n’est pas verrouillé après le premier envoi. Chez Smartlead, c’est le cas, et une campagne partie non conforme ne se corrige pas. lemlist laisse le réglage modifiable par campagne mais exige désormais un domaine de suivi personnalisé pour l’activer, faute de quoi l’envoi est bloqué. Instantly permet de couper à trois niveaux : la campagne, l’étape par envoi en texte seul, et les réglages globaux de délivrabilité.

Ce n’est d’ailleurs pas une perte. Le taux d’ouverture est ininterprétable depuis des années pour des raisons purement techniques, indépendantes du droit. Ce qui reste mesurable, et qui ne dépend d’aucun pixel, ce sont la délivrance, les rebonds, les plaintes et les réponses.

Brevo, Mailchimp, Mailjet : une autre famille, et un malentendu coûteux

Les outils dont nous venons de parler servent à la prospection à froid. Les plateformes que connaissent le mieux les PME françaises, Brevo, Mailchimp, Mailjet, Sarbacane, font un autre métier, et les confondre coûte un compte.

Leurs conditions d’utilisation l’écrivent noir sur blanc, et c’est plus net que tout ce que nous pourrions en dire.

Ce que les conditions d utilisation des plateformes d emailing interdisentTableau des interdictions figurant dans les politiques d utilisation acceptable de quatre plateformes d emailing et de marketing automation, relevees sur leurs pages legales officielles, et des consequences financieres prevues par leurs conditions generales. La premiere plateforme, francaise, indique dans sa politique anti-spam que les listes de contacts recuperees sur internet, acquises ou achetees aupres d un tiers sont strictement interdites sur sa plateforme marketing, que les communications soient transactionnelles ou marketing, et exige un consentement actif materialise par une case a cocher non precochee ainsi qu une preuve d opt-in disponible a tout moment pour chaque contact ; elle classe en outre parmi les activites necessitant une validation prealable du support les communications avec des contacts acquis sur des reseaux sociaux professionnels et les services de generation de prospects. La deuxieme, editee par un groupe europeen, indique que l acquisition ou l envoi vers une liste tierce est interdit, que l usage de listes achetees, louees ou extraites est absolument interdit sur ses serveurs, et interdit meme de verifier des adresses issues de telles listes. La troisieme, americaine, interdit d envoyer des campagnes a des listes achetees, louees, de tiers, de co-registration, de donnees accessibles au public ou de partenaires, et precise que le courrier indesirable peut se presenter sous la forme de courriels groupes ou de courriels commerciaux individuels, ce qui ferme le contournement consistant a envoyer en un a un. La quatrieme, francaise, indique que tout usage de bases de donnees achetees, recuperees sur internet ou obtenues de maniere indirecte est formellement interdit. Sur le plan financier, la premiere prevoit de ne rembourser ni les frais de souscription prepayes ni les quotas non envoyes, la deuxieme prevoit qu aucun credit ne sera accorde, et la quatrieme prevoit que les redevances ne sont pas remboursables et que la resiliation aux torts du client entraine l exigibilite immediate des sommes dues.Ce que disent leurs propres conditionsBrevo« L’utilisation de telles listes de Contacts est strictement interdite sur laplateforme marketing Brevo. » Preuve d’opt-in exigée pour chaque contact.Validation préalable du support pour les contacts issus de LinkedIn ou Viadeo.Mailjet« Absolutely prohibited on Sinch Email servers. » Interdit même devérifier des adresses issues de listes achetées.MailchimpListes « achetées, louées, de tiers, de données accessibles au public ».« Le spam peut se présenter sous la forme d’e-mails commerciaux individuels. »Sarbacane« Tout usage de ces bases de données est formellement interdit. »Et côté argentNi remboursement des sommes prépayées, ni crédit sur les quotas nonenvoyés. Chez l’une, le solde de l’engagement annuel devient exigible.
Quatre plateformes, quatre interdictions identiques. Et pour trois d'entre elles, une clause explicite d'absence de remboursement.

L’exemple le plus parlant vient de la documentation de Brevo, qui classe parmi les imports refusés le cas suivant, formulé comme une question d’utilisateur : « Mon entreprise a participé à un événement et un membre de l’équipe a pu récupérer les adresses email des personnes venues sur notre stand. Je veux leur envoyer un email car elles semblaient intéressées. » Réponse : la source « ne semble pas légitime », la liste est considérée comme tierce et viole les conditions.

Et Mailchimp ferme le contournement du un-à-un. Sa politique précise que « le spam peut se présenter sous la forme d’e-mails groupés ou d’e-mails commerciaux individuels ». Envoyer trente messages personnalisés plutôt qu’un envoi de masse ne change rien au régime contractuel.

Le point le plus important, et il est peu intuitif : le régime légal et le régime contractuel ne coïncident pas. En France, l’article L34-5 du code des postes autorise la prospection entre professionnels sans consentement préalable, sous trois conditions que nous avons détaillées. Aucune des quatre plateformes ne cite ce texte, et trois exigent une preuve de consentement contact par contact, ce que la loi ne demande pas en B2B.

Autrement dit : vous pouvez être parfaitement en règle avec la loi française et en infraction avec votre fournisseur. Et c’est le contrat qui décide si votre compte reste ouvert.

Seule Brevo introduit une nuance, dans un onglet B2B de sa documentation, en acceptant les contacts professionnels issus de cartes de visite et les adresses non personnelles. C’est la seule concession au régime français, elle n’est pas nommée comme telle, et elle cohabite mal avec une politique qui exige une validation du support pour les contacts issus des réseaux professionnels.

Combien coûtent ces plateformes, et ce qu’elles comptent

Plateformes d emailing, unite de facturation et prix publics francaisTableau des offres et des prix publics francais de cinq plateformes d emailing et de marketing automation, releves sur leurs pages tarifaires officielles au vingt et un septembre deux mille vingt-six, avec l unite de facturation retenue par chacune. La premiere plateforme, francaise et anciennement connue sous un autre nom jusqu au quatre mai deux mille vingt-trois, facture les emails envoyes et non les contacts, avec une offre gratuite limitee a trois cents emails par jour, une offre d entree a sept euros par mois, une offre intermediaire a quinze euros et une offre professionnelle a quatre cent quatre-vingt-dix-neuf euros ; elle annonce des contacts illimites mais le code de son propre calculateur revele un plafond de cinq cent mille contacts sur l offre intermediaire et de deux millions sur l offre professionnelle, plafonds qui ne figurent nulle part dans le texte visible de la page. La deuxieme, americaine, facture les contacts par vingt paliers, avec au palier le plus bas de zero a cinq cents contacts une offre gratuite limitee a deux cent cinquante contacts, une offre a onze euros quarante et un, une offre a dix-sept euros cinquante-cinq et une offre a trois cent sept euros onze ; les formules annuelles n existent qu au dela de dix mille contacts et passent par le service commercial. La troisieme facture les emails envoyes, avec une offre gratuite de six mille emails par mois plafonnee a deux cents par jour, une offre d entree a huit euros pour huit mille emails et des offres superieures a dix-huit et vingt-sept euros ; elle n a pas de page tarifaire francaise, la page francaise redirigeant vers la version anglaise avec un selecteur de devise. La quatrieme, francaise et devenue une autre marque, facture a l abonnement annuel avec un ticket d entree a soixante-neuf euros par mois, puis cent quatre-vingt-dix-neuf et quatre cent quatre-vingt-dix-neuf euros, les cinq mille emails mensuels inclus etant identiques sur ces trois offres, ce qui s achete en montant etant des fonctionnalites et des utilisateurs et non du volume. La cinquieme, americaine, affiche une offre d entree a sept euros par licence mais impose un accompagnement obligatoire et non remboursable de deux mille neuf cent trente euros sur son offre professionnelle et de six mille huit cent trente euros sur son offre entreprise.Ce qui est compté, et ce que ça coûtePrix publics français relevés le 21 septembre 2026.PlateformeCompteGratuitEntréeAu-dessusBrevoemails envoyés300 / jour7 € / mois15 € puis 499 €Mailchimpcontacts250 contacts11,41 € / mois17,55 € puis 307 €Mailjetemails envoyés6 000 / mois8 € / mois18 € puis 27 €Sarbacaneabonnement annuelaucun69 € / mois199 € puis 499 €5 000 emails par mois sur les trois offres : on achète des fonctions, pas du volume.HubSpotcontacts marketing2 utilisateurs7 € / licence792 € puis 3 300 €Plus un accompagnement obligatoire de 2 930 € puis 6 830 €, non remboursable.
Trois unités de compte différentes. Et une plateforme où les cinq mille emails mensuels sont les mêmes du plan à 69 euros au plan à 499.

Trois remarques que les comparatifs ne font pas.

Brevo annonce des contacts illimités, et ne l’est pas tout à fait. Le code de son propre calculateur de volume porte deux libellés, 500 000 contacts sur l’offre Standard et 2 millions sur l’offre Pro. Ces plafonds n’apparaissent nulle part dans le texte visible de la page.

Chez Sarbacane, devenu Positive User, le volume n’augmente pas avec le prix. Les 5 000 emails mensuels sont identiques sur les offres à 69, 199 et 499 euros. Ce que l’on achète en montant, ce sont des fonctionnalités et des utilisateurs.

Deux acteurs ne proposent aucun tarif en euros. ActiveCampaign a bien une page en français mais son sélecteur de devise ne propose que le dollar américain, le real, le dollar canadien et le dollar australien. MailerLite n’a pas de site français du tout. Sur un engagement annuel, le change n’est pas neutre.

Le renversement : la famille qui n’a pas le droit de prospecter est la seule en règle

C’est le constat le plus inattendu de cette recherche, et il vaut d’être écrit tel quel.

Qui s est mis en conformite avec la recommandation sur les pixels de suiviComparaison de la reponse apportee par deux familles d outils a la recommandation de l autorite francaise de protection des donnees adoptee le douze mars deux mille vingt-six et publiee le quatorze avril, qui qualifie le pixel de suivi d ouverture de traceur soumis a consentement prealable, avec une echeance fixee au quatorze juillet deux mille vingt-six pour les adresses deja collectees. Du cote des plateformes d emailing et de marketing automation, trois des quatre examinees ont publie et livre des fonctionnalites produit. La premiere, francaise, a introduit un consentement au suivi par pixel gere contact par contact, avec trois attributs automatiques enregistrant le consentement, sa date et sa source, une case a cocher dediee dans les formulaires, un lien de revocation distinct du lien de desinscription, et un reglage permettant de choisir si les contacts dont le consentement est inconnu doivent etre suivis, reglage qu elle recommande de positionner sur non ; elle precise en outre qu envoyer un message promotionnel par une interface technique transactionnelle ne le rend pas transactionnel, la finalite commandant le regime et non le canal. La deuxieme, francaise egalement, a livre des preferences de suivi configurables par campagne, une colonne dediee dans l annuaire de contacts, un import en masse du consentement par fichier, un taux de desinscription au pixel distinct du desabonnement classique dans les statistiques, et l insertion automatique d un lien de desabonnement au pixel dans le pied de page des nouvelles campagnes. La troisieme a publie un article de fond bilingue couvrant la position francaise et la position italienne, et propose un mode de suivi anonyme, lequel n est toutefois pas disponible sur son offre gratuite et ne s applique qu aux envois futurs. La quatrieme, seule plateforme non europeenne du groupe, n a rien publie et n a annonce aucune modification de produit. Du cote des sequenceurs de prospection a froid, aucun des editeurs examines n a publie quoi que ce soit sur cette recommandation. La comparaison conclut que la famille d outils dont les conditions interdisent la prospection a froid est aussi la seule a s etre mise en conformite sur le suivi.Deux familles, deux attitudesLes plateformes d’emailingCelles qui interdisent la prospection à froid.Brevoconsentement par contact,lien de révocation distinctSarbacaneréglage par campagne, taux dedésinscription au pixel séparéMailjetmode anonyme, absent del’offre gratuiteMailchimprien publiéLes séquenceurs de prospectionCeux dont c’est le métier.Aucune publicationlemlist, Instantly, Smartlead,La Growth Machine, Waalaxy,WoodpeckerÉchéance du 14 juillet 2026 passée.Le réglage reste à votre charge.
Les plateformes d'emailing ont livré des fonctionnalités. Les séquenceurs de prospection à froid n'ont rien publié, alors que l'échéance est passée.

Brevo a livré un consentement au suivi géré contact par contact, avec trois attributs enregistrant le consentement, sa date et sa source, une case dédiée dans les formulaires, un lien de révocation distinct du lien de désinscription, et un réglage « suivre les contacts dont le consentement est inconnu » qu’elle recommande de positionner sur Non. Elle ajoute une précision que nous n’avons vue nulle part ailleurs : « Envoyer un email promotionnel via l’API SMTP ou un template transactionnel ne le rend pas transactionnel. » C’est la finalité qui commande, pas le canal technique.

Sarbacane a livré des préférences par campagne, une colonne dédiée dans l’annuaire de contacts, un import en masse du consentement, un taux de désinscription au pixel distinct du désabonnement classique, et l’insertion automatique du lien de désabonnement au pixel en pied de campagne.

Mailjet a publié un article de fond couvrant la position française et la position italienne, et propose un mode de suivi anonyme. Deux réserves : il n’est pas disponible sur l’offre gratuite, et il ne s’applique qu’aux envois futurs, donc un retrait de consentement ne neutralise pas les pixels déjà partis.

Mailchimp, seule non européenne du groupe, n’a rien publié.

Et aucun séquenceur de prospection à froid n’a rien publié non plus. Ce sont donc les outils qui vous interdisent contractuellement de prospecter à froid qui vous fournissent les moyens de le faire proprement, pendant que ceux dont c’est le métier laissent le réglage à votre charge.

Quand passer de l’une à l’autre

La règle est simple et elle tient à la nature de la liste, pas au volume.

Un séquenceur pour aller chercher, tant que les destinataires ne vous connaissent pas et n’ont rien demandé. C’est le régime de l’opt-out B2B, avec information et droit d’opposition.

Une plateforme d’emailing pour entretenir, dès que vous avez des inscrits, des clients, des téléchargeurs de ressource, bref des gens dont vous pouvez produire la preuve d’adhésion. C’est là que Brevo à 7 euros par mois devient imbattable, et que le séquenceur devient inutile.

Le basculement se fait au moment où le contact répond, et pas avant. Un prospect qui a accepté un rendez-vous ou téléchargé un document est sorti du froid : il a sa place dans la plateforme, et il n’a plus rien à faire dans la séquence.

Le processus, et pourquoi il dure deux fois plus longtemps qu’on ne croit

Le calendrier d’une campagne email n’est pas celui d’une campagne d’appels, et l’écart tient à une seule contrainte : le réchauffement du domaine d’envoi prend environ six semaines. C’est la seule durée documentée par une source institutionnelle, les tableaux jour par jour que publient les éditeurs n’apparaissant dans aucune documentation officielle.

Autrement dit, si vous décidez aujourd’hui de lancer une campagne depuis un nouveau sous-domaine, le premier message part dans deux mois. Ce qui suit organise ces deux mois pour que rien n’attende le réchauffement.

Calendrier d une premiere campagne email sur huit semainesDiagramme de planification presentant le deroulement d une premiere campagne d email de prospection entre entreprises sur huit semaines, pour une personne seule. La tache la plus longue et la plus contraignante est le rechauffement du sous-domaine d envoi, qui demarre des la premiere semaine, une fois le sous-domaine cree et l authentification publiee, et court pendant environ six semaines, soit jusqu a la septieme. C est la seule duree documentee par une source institutionnelle, les tableaux de montee en volume jour par jour publies par les editeurs d outils n apparaissant dans aucune documentation officielle. Les autres taches se deroulent en parallele de ce rechauffement plutot qu apres lui. La creation du sous-domaine et la publication des trois enregistrements d authentification, identification de l expediteur, signature du message et politique d alignement en mode observation, occupent le premier jour. Le ciblage et la constitution de la liste occupent les jours deux et trois de la premiere semaine. La recherche et l enrichissement des adresses occupent la fin de la premiere semaine et le debut de la deuxieme. La verification des adresses intervient en deuxieme semaine. La redaction de la sequence, soit le premier message et ses relances, occupe les deuxieme et troisieme semaines. Le reglage du suivi, en particulier la desactivation du suivi d ouverture avant tout envoi, intervient en sixieme semaine. Les premiers envois commencent en septieme semaine, une fois le rechauffement acheve, et se poursuivent en huitieme. Les relances demarrent trois jours apres les premiers envois et se poursuivent au dela de la huitieme semaine. Le diagramme conclut que tout ce qui peut etre fait pendant le rechauffement doit l etre, afin de ne pas decouvrir au bout de deux mois que le fichier est inexploitable.Huit semaines, dont six d’attente utileS1S2S3S4S5S6S7S8Sous-domaine et authentificationles trois enregistrements, dès le jour 1Réchauffement du domaineenviron six semaines, sans coupureCiblage et listeRecherche des adressesVérificationRédaction de la séquenceEnvois, puis relancesTout ce qui peut se faire pendant le réchauffement doit s’y faire. Sinon vous découvrirez au bout de deux mois que le fichier est mauvais.
Le réchauffement court en fond pendant six semaines. Tout le reste se fait pendant, pas après : c'est ce qui évite d'attendre deux mois pour découvrir que le fichier est mauvais.

Jour 1 : le sous-domaine, avant tout le reste

Créez le sous-domaine et publiez les trois enregistrements d’authentification : identification de l’expéditeur, signature du message, et politique d’alignement en mode observation. Ne durcissez la politique qu’une fois les rapports propres, sinon vous bloquerez vos propres messages.

Lancez le réchauffement le jour même, via lemwarm, Instantly, Smartlead ou MailReach. C’est la seule tâche qui ne se rattrape pas : chaque jour de retard ici est un jour de retard sur le premier envoi.

Jours 2 à 10 : la liste, pendant que le domaine chauffe

Le ciblage se construit sur la base publique des entreprises, exactement comme pour le téléphone, et avec la même limite : elle ne contient aucune adresse électronique. Les sources et leur coût sont détaillés dans d’où vient le fichier, et ce que chaque montage coûte.

Comptez deux jours pour la cible, trois pour les adresses, deux pour la vérification. Visez deux cents à cinq cents lignes.

Vérifiez avant d’écrire, pas avant d’envoyer. Si votre taux d’indétermination est élevé parce que vos cibles sont sur des domaines qui acceptent tout, vous le saurez à la deuxième semaine et non à la huitième, et vous pourrez corriger la cible pendant que le domaine chauffe.

Semaines 2 et 3 : écrire la séquence

Quatre messages, pas davantage. Et la règle qui les gouverne : une relance qui répète le premier message n’apporte rien. Chacune doit ajouter un élément, un exemple, une donnée, une question différente. Si vous n’avez rien à ajouter, la séquence fait trois messages.

Sequence par prospect et calcul du volume quotidienSchema en deux parties presentant d une part la sequence de messages appliquee a chaque prospect et d autre part le calcul de charge quotidienne a effectuer avant de lancer une campagne. La sequence comporte quatre messages. Au jour zero part le premier message, qui expose l evenement declencheur justifiant d ecrire a cette entreprise precisement, et pose une question a laquelle il est possible de repondre en une ligne, sans aucun lien hypertexte. Au jour trois part la premiere relance, qui doit apporter un element concret nouveau, exemple, chiffre ou cas comparable, et non repeter le premier message. Au jour sept part la deuxieme relance, formulee autrement et posant une question differente. Au jour quatorze part le dernier message, qui annonce que l expediteur cesse d ecrire ; ce message obtient davantage de reponses que les relances intermediaires parce qu il ne demande rien, et c est souvent lui qui fait dire au destinataire pourquoi il n a pas repondu, information qui vaut souvent plus que le rendez-vous espere. Apres ce message le prospect sort de la liste active. Le calcul de charge consiste a multiplier le nombre de contacts par le nombre de messages de la sequence, puis a diviser par le nombre de jours ouvres d etalement, puis par le nombre de boites d envoi disponibles, afin d obtenir le nombre d envois par jour et par boite. Ce resultat doit etre compare aux plafonds publies par la messagerie utilisee, l une plafonnant a deux mille messages par jour et par utilisateur avec trois mille destinataires externes quotidiens, l autre a dix mille destinataires sur vingt-quatre heures glissantes avec une cadence de trente messages par minute. Si le resultat approche ces plafonds, le schema indique que c est la liste qu il faut reduire et non le calendrier qu il faut etirer.La séquence, et la charge qu’elle représenteQuatre messagesJ0L’événement déclencheur,une question, aucun lienJ+3Un élément concret nouveauJ+7Une question différenteJ+14On annonce qu’on s’arrêteLe dernier obtient plus que les autres,parce qu’il ne demande rien.Le calcul à faire avantcontacts × messages÷ jours ouvrés d’étalement÷ boîtes d’envoi= envois par jour et par boîteÀ comparer aux plafonds : 2 000 messagespar jour chez l’un, 10 000 destinatairessur 24 h glissantes chez l’autre.Si ça dépasse, réduisez la liste.
Quatre messages espacés irrégulièrement, et un calcul de charge à faire avant de lancer. Si le résultat dépasse les plafonds, c'est la liste qu'il faut réduire.

Semaine 6 : couper le suivi, avant le premier envoi

C’est le moment de la vérification qui prend deux minutes et qui évite un manquement. Ouvrez les réglages de campagne, désactivez le suivi d’ouverture, et vérifiez que le réglage restera modifiable après le lancement. Chez Smartlead il ne le sera pas.

Semaines 7 et 8 : envoyer, puis relancer

Montez en volume progressivement même une fois le réchauffement terminé. Et surveillez un seul chiffre au quotidien : le taux de plainte, le seul qui sanctionne réellement. L’objectif publié par les fournisseurs est de rester sous 0,1 pour cent et de ne jamais atteindre 0,3.

Les quatre nombres du bilan sont la délivrance, les rebonds définitifs, les plaintes et les réponses. Comptez les refus comme des réponses : un refus prouve que le message est arrivé et a été lu, ce qu’aucun taux d’ouverture ne vous dira plus.

Ressource à télécharger

Le kit de campagne, de la cible au suivi

Le classeur qui reprend les douze étapes : grille de ciblage, sources de fichier, calculateur de volumes calé sur les plafonds réels des messageries, séquence et tableau des indicateurs interprétables.

  • Le calculateur de volumes, calé sur les plafonds publiés des messageries
  • La grille de ciblage, et le critère que les fichiers achetés ne portent jamais
  • La séquence, avec ce que chaque relance doit apporter de nouveau
  • Les quatre indicateurs à relever, et celui qui ne doit plus y figurer

Format Excel. Aucune inscription à une liste de diffusion.

Le kit de campagne, de la cible au suivi

Dites-nous où vous en êtes, et le fichier se télécharge aussitôt.

Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.

Vos préférences de contact

Les deux dernières cases sont facultatives : le fichier se télécharge dans tous les cas. Vos données ne sont ni vendues ni cédées. Voir la politique de confidentialité.

Ce que ces montages ne règlent pas

Le fichier. Aucun séquenceur ne fournit une origine de données justifiable. Les sources légales, leur coût et leurs limites sont les mêmes que pour le téléphone, et nous les avons détaillées dans d’où vient le fichier, et ce que chaque montage coûte. Le point à retenir ici : aucune base publique française ne contient d’adresse électronique, donc toute adresse de votre fichier vient d’ailleurs, et c’est cet ailleurs qu’il faut pouvoir documenter.

La configuration du domaine. Un séquenceur à quarante euros n’améliore pas une authentification mal publiée. Si vos messages n’arrivent pas, changer d’outil ne changera rien.

Le message. C’est le seul poste où aucune dépense ne se substitue au travail, et le seul sur lequel il n’existe aucune donnée indépendante en prospection B2B à froid.

Par où commencer

Envoyez d’abord à la main, depuis votre boîte existante, sur trente entreprises choisies. Vous saurez en deux semaines si votre promesse intéresse quelqu’un, et vous n’aurez rien dépensé.

Quand la relance devient le travail qui vous coûte le plus de temps, prenez un séquenceur, et choisissez-le sur l’unité de facturation plutôt que sur le prix d’appel. Si vous voulez plusieurs expéditeurs, écartez d’emblée la facturation par identité de La Growth Machine et regardez Smartlead, Instantly ou lemlist, qui incluent les boîtes.

Ne prenez MailReach ou Warmup Inbox que si votre séquenceur n’intègre pas le réchauffement, et refaites le calcul par boîte : à 19,50 dollars l’unité sans dégressivité, c’est souvent l’argument qui doit vous faire changer de séquenceur plutôt que d’en ajouter un.

Et coupez le suivi d’ouverture avant le premier envoi, pas après.