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Campagne email de prospection : le montage et son coût réel
Trois montages chiffrés. Et le réglage qui vous met en défaut depuis juillet 2026, actif par défaut, qu'un éditeur verrouille dès le lancement.
Axel Chatellin, Fondateur de MAstratos··44 min de lecture
Le réglage qui vous met en défaut est actif par défaut, et l’un des éditeurs les plus utilisés le verrouille dès que la campagne est lancée.
Depuis le 14 juillet 2026, mesurer l’ouverture d’un email de prospection à des fins marketing suppose un consentement préalable. Or la documentation de Smartlead écrit noir sur blanc que le suivi des ouvertures et des clics est activé par défaut, et précise que le réglage ne peut plus être modifié une fois la campagne en cours d’envoi. Une campagne non conforme ne se corrige donc pas : elle se termine.
Nous avons relevé les tarifs et les réglages par défaut sur les pages officielles des éditeurs, une par une, le 21 septembre 2026. Ce qui suit donne trois montages chiffrés et, pour chacun, ce qu’il produit et ce qu’il ne règle pas.
La méthode de campagne elle-même, du ciblage au suivi de l’affaire, est traitée dans notre mode d’emploi complet d’une campagne. Ici, il s’agit de l’outillage et de son coût.
L’infrastructure, et le seul poste où l’on se trompe durablement
Avant tout séquenceur, il faut un domaine d’envoi et des boîtes. C’est la brique la moins chère et la plus structurante, parce qu’une erreur s’y paie pendant des mois.
Prenez un sous-domaine, pas un domaine distinct. Nous l’avons détaillé ailleurs : l’organisation professionnelle qui écrit les bonnes pratiques du secteur assimile l’achat de plusieurs domaines à un comportement de pollueur lorsqu’il sert à contourner une réputation dégradée, et recommande un sous-domaine du domaine principal. C’est gratuit, et c’est l’inverse de ce que recommandent la plupart des outils.
Si vous prenez malgré tout un domaine séparé, regardez le renouvellement et non la création. Chez OVHcloud, un .com coûte 7,99 euros hors taxes à la création et 13,49 au renouvellement, un .fr 4,99 puis 7,79. Chez Gandi, le même .com passe à 13,20 euros toutes taxes comprises à la création et 38,38 au renouvellement. L’écart est d’un facteur trois à partir de la deuxième année, sur une ligne que personne ne revérifie.
Cloudflare Registrar, souvent recommandé pour son modèle sans marge, mérite une mise en garde : il ne propose pas le .fr, qui ne figure pas dans sa liste officielle d’extensions supportées, et il ne publie aucune grille de prix, celle-ci n’étant visible qu’une fois connecté au tableau de bord.
Les boîtes.Google Workspace démarre à 6,80 euros hors taxes par utilisateur et par mois en Business Starter, 13,60 en Business Standard et 21,10 en Business Plus, avec un plafond de 300 utilisateurs sur ces trois offres. Microsoft 365 affiche 6,07 euros hors taxes en Business Basic, en paiement annuel, puis 20,36 en Business Standard et 27,73 en Business Premium, ces deux dernières intégrant désormais Copilot.
Deux précautions de lecture, que nous signalons parce que les pages elles-mêmes ne les lèvent pas. Celle de Google mélange prix de référence et remise d’engagement sans permettre d’isoler le tarif sans engagement. Celle de Microsoft n’affiche plus d’offre Business Standard sans Copilot sur sa comparaison française, ni de tarif mensuel sans engagement annuel. Ne construisez pas un budget sur ces montants sans les revérifier dans le tunnel de commande.
Les trois montages
Le premier montage tient sur la boîte existante. Le troisième achète du volume, et fait entrer trois postes que les comparatifs additionnent rarement.
Le montage artisanal n’est pas une plaisanterie. Une boîte professionnelle ordinaire laisse passer deux mille messages par jour, ce qui est très au-dessus de ce qu’une PME envoie réellement en prospection ciblée. Ce qui manque n’est pas la capacité, c’est la relance programmée et le suivi des réponses. Tant que votre liste tient sur deux cents lignes, ce montage suffit, et il a l’avantage de rendre impossible l’envoi en masse mal ciblé.
Le montage outillé est celui où se situe la grande majorité des PME, et il tient sous cent vingt euros par mois. C’est là que le choix du séquenceur se joue, et il ne se joue pas sur le prix affiché.
Le séquenceur : comparez l’unité de facturation, pas le prix
Les offres d’entrée se tiennent dans un mouchoir de poche, entre quarante et soixante par mois. Ce qui les sépare, c’est ce qui est compté, et quatre unités différentes coexistent.
Quatre unités de facturation différentes. À prix affiché voisin, la note réelle varie d'un facteur trois selon le nombre d'expéditeurs souhaités.
Le cas le plus piégeux est la facturation par identité d’envoi.La Growth Machine, éditeur français, facture 60 euros par mois et par identité sur Basic, 120 sur Pro, pas par utilisateur. Si votre dispositif prévoit trois expéditeurs, la note triple là où Smartlead à 39 dollars ou Instantly à 47 dollars incluent des boîtes illimitées. La Growth Machine propose bien un réchauffement, mais social et non email : ce n’est pas le même produit, et il ne remplace pas la montée en réputation d’une boîte.
Deuxième piège, l’offre où l’email n’est pas.Waalaxy démarre à 19 euros par utilisateur et par mois en engagement annuel, ce qui en fait le moins cher du tableau. Mais ses séquences d’email à froid n’arrivent qu’en offre Business, à 69 euros. À budget égal, vous avez acheté un outil LinkedIn.
Le réchauffement décide souvent du choix à lui seul.lemlist l’inclut via lemwarm sur toutes ses offres, Instantly, Smartlead et Woodpecker également. Si vous passez par un outil dédié, MailReach facture 19,50 dollars par boîte et par mois sans aucune dégressivité : vingt boîtes coûtent 390 dollars, la facture est une simple multiplication. Warmup Inbox affiche 15 dollars par boîte en Basic, 49 en Pro. Dès trois boîtes d’envoi, cette seule ligne justifie de choisir un séquenceur qui l’intègre.
La vérification d’adresses, et le piège du catch-all
Les prix par adresse se ressemblent et ne se comparent pas.
Le même service au même prix affiché peut facturer une vérification catch-all dix fois plus cher, l'inclure, ou ne pas en parler du tout.
DeBounce le facture dix crédits contre un pour une vérification ordinaire, ce qui est honnête et coûteux. Woodpecker l’annonce illimité et inclus dans son abonnement. ZeroBounce le réserve à une étape supplémentaire déclenchée à partir de dix cas identifiés, et c’est le plus documenté du lot : il distingue les domaines figurant sur sa liste d’autorisation, dont le taux de rebond observé reste sous 2 pour cent, des catch-all non résolus. NeverBounce, à 8 dollars les mille crédits, Bouncer, à 8 dollars les mille et 2 000 dollars le million, et Emailable, à 38 dollars les cinq mille, n’en disent rien publiquement.
Sur une cible de PME françaises, où les configurations acceptant tout sont fréquentes, cette ligne peut représenter l’essentiel de la facture. Regardez-la avant de comparer deux prix au millier.
Trois outils gratuits complètent utilement ce poste : Google Postmaster Tools, qui donne le taux de plainte, la réputation de domaine et d’adresse et l’état de l’authentification, MXToolbox, dont les diagnostics ponctuels de résolution de noms et de listes noires sont gratuits, et mail-tester.com, dont le test ponctuel en ligne reste accessible sans compte. Pour une PME, ces trois-là suffisent à diagnostiquer, et ils ne coûtent rien.
Le suivi d’ouverture, et ce que vous devez aller désactiver vous-même
Le réglage est actif par défaut là où la documentation le précise. Et un éditeur le verrouille dès le lancement, ce qui interdit toute correction.
Nous avons cherché, en restreignant les recherches à leurs propres domaines, si les principaux séquenceurs avaient publié quoi que ce soit sur cette recommandation. Aucun n’a rien publié, alors que l’échéance est passée depuis juillet. Les seuls acteurs à avoir communiqué et agi sont des plateformes d’emailing marketing, dont l’une annonce désactiver le suivi d’ouverture pour les adresses de l’extension française depuis le 2 août 2026.
La conséquence pratique tient en une ligne. Avant de lancer une campagne, ouvrez les réglages de suivi, coupez l’ouverture, et vérifiez que le réglage n’est pas verrouillé après le premier envoi. Chez Smartlead, c’est le cas, et une campagne partie non conforme ne se corrige pas. lemlist laisse le réglage modifiable par campagne mais exige désormais un domaine de suivi personnalisé pour l’activer, faute de quoi l’envoi est bloqué. Instantly permet de couper à trois niveaux : la campagne, l’étape par envoi en texte seul, et les réglages globaux de délivrabilité.
Ce n’est d’ailleurs pas une perte. Le taux d’ouverture est ininterprétable depuis des années pour des raisons purement techniques, indépendantes du droit. Ce qui reste mesurable, et qui ne dépend d’aucun pixel, ce sont la délivrance, les rebonds, les plaintes et les réponses.
Brevo, Mailchimp, Mailjet : une autre famille, et un malentendu coûteux
Les outils dont nous venons de parler servent à la prospection à froid. Les plateformes que connaissent le mieux les PME françaises, Brevo, Mailchimp, Mailjet, Sarbacane, font un autre métier, et les confondre coûte un compte.
Leurs conditions d’utilisation l’écrivent noir sur blanc, et c’est plus net que tout ce que nous pourrions en dire.
Quatre plateformes, quatre interdictions identiques. Et pour trois d'entre elles, une clause explicite d'absence de remboursement.
L’exemple le plus parlant vient de la documentation de Brevo, qui classe parmi les imports refusés le cas suivant, formulé comme une question d’utilisateur : « Mon entreprise a participé à un événement et un membre de l’équipe a pu récupérer les adresses email des personnes venues sur notre stand. Je veux leur envoyer un email car elles semblaient intéressées. » Réponse : la source « ne semble pas légitime », la liste est considérée comme tierce et viole les conditions.
Et Mailchimp ferme le contournement du un-à-un. Sa politique précise que « le spam peut se présenter sous la forme d’e-mails groupés ou d’e-mails commerciaux individuels ». Envoyer trente messages personnalisés plutôt qu’un envoi de masse ne change rien au régime contractuel.
Le point le plus important, et il est peu intuitif : le régime légal et le régime contractuel ne coïncident pas. En France, l’article L34-5 du code des postes autorise la prospection entre professionnels sans consentement préalable, sous trois conditions que nous avons détaillées. Aucune des quatre plateformes ne cite ce texte, et trois exigent une preuve de consentement contact par contact, ce que la loi ne demande pas en B2B.
Autrement dit : vous pouvez être parfaitement en règle avec la loi française et en infraction avec votre fournisseur. Et c’est le contrat qui décide si votre compte reste ouvert.
Seule Brevo introduit une nuance, dans un onglet B2B de sa documentation, en acceptant les contacts professionnels issus de cartes de visite et les adresses non personnelles. C’est la seule concession au régime français, elle n’est pas nommée comme telle, et elle cohabite mal avec une politique qui exige une validation du support pour les contacts issus des réseaux professionnels.
Combien coûtent ces plateformes, et ce qu’elles comptent
Trois unités de compte différentes. Et une plateforme où les cinq mille emails mensuels sont les mêmes du plan à 69 euros au plan à 499.
Trois remarques que les comparatifs ne font pas.
Brevo annonce des contacts illimités, et ne l’est pas tout à fait. Le code de son propre calculateur de volume porte deux libellés, 500 000 contacts sur l’offre Standard et 2 millions sur l’offre Pro. Ces plafonds n’apparaissent nulle part dans le texte visible de la page.
Chez Sarbacane, devenu Positive User, le volume n’augmente pas avec le prix. Les 5 000 emails mensuels sont identiques sur les offres à 69, 199 et 499 euros. Ce que l’on achète en montant, ce sont des fonctionnalités et des utilisateurs.
Deux acteurs ne proposent aucun tarif en euros. ActiveCampaign a bien une page en français mais son sélecteur de devise ne propose que le dollar américain, le real, le dollar canadien et le dollar australien. MailerLite n’a pas de site français du tout. Sur un engagement annuel, le change n’est pas neutre.
Le renversement : la famille qui n’a pas le droit de prospecter est la seule en règle
C’est le constat le plus inattendu de cette recherche, et il vaut d’être écrit tel quel.
Les plateformes d'emailing ont livré des fonctionnalités. Les séquenceurs de prospection à froid n'ont rien publié, alors que l'échéance est passée.
Brevo a livré un consentement au suivi géré contact par contact, avec trois attributs enregistrant le consentement, sa date et sa source, une case dédiée dans les formulaires, un lien de révocation distinct du lien de désinscription, et un réglage « suivre les contacts dont le consentement est inconnu » qu’elle recommande de positionner sur Non. Elle ajoute une précision que nous n’avons vue nulle part ailleurs : « Envoyer un email promotionnel via l’API SMTP ou un template transactionnel ne le rend pas transactionnel. » C’est la finalité qui commande, pas le canal technique.
Sarbacane a livré des préférences par campagne, une colonne dédiée dans l’annuaire de contacts, un import en masse du consentement, un taux de désinscription au pixel distinct du désabonnement classique, et l’insertion automatique du lien de désabonnement au pixel en pied de campagne.
Mailjet a publié un article de fond couvrant la position française et la position italienne, et propose un mode de suivi anonyme. Deux réserves : il n’est pas disponible sur l’offre gratuite, et il ne s’applique qu’aux envois futurs, donc un retrait de consentement ne neutralise pas les pixels déjà partis.
Mailchimp, seule non européenne du groupe, n’a rien publié.
Et aucun séquenceur de prospection à froid n’a rien publié non plus. Ce sont donc les outils qui vous interdisent contractuellement de prospecter à froid qui vous fournissent les moyens de le faire proprement, pendant que ceux dont c’est le métier laissent le réglage à votre charge.
Quand passer de l’une à l’autre
La règle est simple et elle tient à la nature de la liste, pas au volume.
Un séquenceur pour aller chercher, tant que les destinataires ne vous connaissent pas et n’ont rien demandé. C’est le régime de l’opt-out B2B, avec information et droit d’opposition.
Une plateforme d’emailing pour entretenir, dès que vous avez des inscrits, des clients, des téléchargeurs de ressource, bref des gens dont vous pouvez produire la preuve d’adhésion. C’est là que Brevo à 7 euros par mois devient imbattable, et que le séquenceur devient inutile.
Le basculement se fait au moment où le contact répond, et pas avant. Un prospect qui a accepté un rendez-vous ou téléchargé un document est sorti du froid : il a sa place dans la plateforme, et il n’a plus rien à faire dans la séquence.
Le processus, et pourquoi il dure deux fois plus longtemps qu’on ne croit
Le calendrier d’une campagne email n’est pas celui d’une campagne d’appels, et l’écart tient à une seule contrainte : le réchauffement du domaine d’envoi prend environ six semaines. C’est la seule durée documentée par une source institutionnelle, les tableaux jour par jour que publient les éditeurs n’apparaissant dans aucune documentation officielle.
Autrement dit, si vous décidez aujourd’hui de lancer une campagne depuis un nouveau sous-domaine, le premier message part dans deux mois. Ce qui suit organise ces deux mois pour que rien n’attende le réchauffement.
Le réchauffement court en fond pendant six semaines. Tout le reste se fait pendant, pas après : c'est ce qui évite d'attendre deux mois pour découvrir que le fichier est mauvais.
Jour 1 : le sous-domaine, avant tout le reste
Créez le sous-domaine et publiez les trois enregistrements d’authentification : identification de l’expéditeur, signature du message, et politique d’alignement en mode observation. Ne durcissez la politique qu’une fois les rapports propres, sinon vous bloquerez vos propres messages.
Lancez le réchauffement le jour même, via lemwarm, Instantly, Smartlead ou MailReach. C’est la seule tâche qui ne se rattrape pas : chaque jour de retard ici est un jour de retard sur le premier envoi.
Jours 2 à 10 : la liste, pendant que le domaine chauffe
Le ciblage se construit sur la base publique des entreprises, exactement comme pour le téléphone, et avec la même limite : elle ne contient aucune adresse électronique. Les sources et leur coût sont détaillés dans d’où vient le fichier, et ce que chaque montage coûte.
Comptez deux jours pour la cible, trois pour les adresses, deux pour la vérification. Visez deux cents à cinq cents lignes.
Vérifiez avant d’écrire, pas avant d’envoyer. Si votre taux d’indétermination est élevé parce que vos cibles sont sur des domaines qui acceptent tout, vous le saurez à la deuxième semaine et non à la huitième, et vous pourrez corriger la cible pendant que le domaine chauffe.
Semaines 2 et 3 : écrire la séquence
Quatre messages, pas davantage. Et la règle qui les gouverne : une relance qui répète le premier message n’apporte rien. Chacune doit ajouter un élément, un exemple, une donnée, une question différente. Si vous n’avez rien à ajouter, la séquence fait trois messages.
Quatre messages espacés irrégulièrement, et un calcul de charge à faire avant de lancer. Si le résultat dépasse les plafonds, c'est la liste qu'il faut réduire.
Semaine 6 : couper le suivi, avant le premier envoi
C’est le moment de la vérification qui prend deux minutes et qui évite un manquement. Ouvrez les réglages de campagne, désactivez le suivi d’ouverture, et vérifiez que le réglage restera modifiable après le lancement. Chez Smartlead il ne le sera pas.
Semaines 7 et 8 : envoyer, puis relancer
Montez en volume progressivement même une fois le réchauffement terminé. Et surveillez un seul chiffre au quotidien : le taux de plainte, le seul qui sanctionne réellement. L’objectif publié par les fournisseurs est de rester sous 0,1 pour cent et de ne jamais atteindre 0,3.
Les quatre nombres du bilan sont la délivrance, les rebonds définitifs, les plaintes et les réponses. Comptez les refus comme des réponses : un refus prouve que le message est arrivé et a été lu, ce qu’aucun taux d’ouverture ne vous dira plus.
Ressource à télécharger
Le kit de campagne, de la cible au suivi
Le classeur qui reprend les douze étapes : grille de ciblage, sources de fichier, calculateur de volumes calé sur les plafonds réels des messageries, séquence et tableau des indicateurs interprétables.
Le calculateur de volumes, calé sur les plafonds publiés des messageries
La grille de ciblage, et le critère que les fichiers achetés ne portent jamais
La séquence, avec ce que chaque relance doit apporter de nouveau
Les quatre indicateurs à relever, et celui qui ne doit plus y figurer
Format Excel. Aucune inscription à une liste de diffusion.
Ce que ces montages ne règlent pas
Le fichier. Aucun séquenceur ne fournit une origine de données justifiable. Les sources légales, leur coût et leurs limites sont les mêmes que pour le téléphone, et nous les avons détaillées dans d’où vient le fichier, et ce que chaque montage coûte. Le point à retenir ici : aucune base publique française ne contient d’adresse électronique, donc toute adresse de votre fichier vient d’ailleurs, et c’est cet ailleurs qu’il faut pouvoir documenter.
La configuration du domaine. Un séquenceur à quarante euros n’améliore pas une authentification mal publiée. Si vos messages n’arrivent pas, changer d’outil ne changera rien.
Le message. C’est le seul poste où aucune dépense ne se substitue au travail, et le seul sur lequel il n’existe aucune donnée indépendante en prospection B2B à froid.
Par où commencer
Envoyez d’abord à la main, depuis votre boîte existante, sur trente entreprises choisies. Vous saurez en deux semaines si votre promesse intéresse quelqu’un, et vous n’aurez rien dépensé.
Quand la relance devient le travail qui vous coûte le plus de temps, prenez un séquenceur, et choisissez-le sur l’unité de facturation plutôt que sur le prix d’appel. Si vous voulez plusieurs expéditeurs, écartez d’emblée la facturation par identité de La Growth Machine et regardez Smartlead, Instantly ou lemlist, qui incluent les boîtes.
Ne prenez MailReach ou Warmup Inbox que si votre séquenceur n’intègre pas le réchauffement, et refaites le calcul par boîte : à 19,50 dollars l’unité sans dégressivité, c’est souvent l’argument qui doit vous faire changer de séquenceur plutôt que d’en ajouter un.
Et coupez le suivi d’ouverture avant le premier envoi, pas après.
Questions fréquentes
Faut-il un domaine secondaire pour prospecter par email ?
Un sous-domaine du domaine principal, plutôt qu'un domaine distinct. L'organisation professionnelle de référence assimile l'achat de plusieurs domaines à un comportement de pollueur quand il sert à contourner une réputation dégradée, et recommande un sous-domaine. Si vous prenez tout de même un domaine séparé, regardez le prix de renouvellement et non le prix de création : sur une extension courante, l'écart entre deux registrars atteint un facteur trois à partir de la deuxième année. Et un registrar souvent recommandé ne propose pas l'extension française et ne publie aucune grille.
Combien coûte un séquenceur d'emails de prospection ?
De l'ordre de 40 à 120 par mois pour une personne, mais les unités de facturation ne se comparent pas. Certains éditeurs facturent par utilisateur, un éditeur français facture par identité d'envoi, ce qui multiplie la note si vous voulez plusieurs expéditeurs. D'autres incluent un nombre illimité de boîtes et de comptes, et un dernier facture au nombre de prospects contactés. Avant de comparer deux prix, vérifiez donc ce qui est compté : l'utilisateur, la boîte, l'identité ou le contact.
Le réchauffement de boîte est-il payant ?
Cela dépend du séquenceur, et l'écart est important. Plusieurs l'incluent sans surcoût dans toutes leurs offres. Si vous passez par un outil dédié, comptez autour de 20 dollars par boîte et par mois, sans aucune dégressivité : vingt boîtes coûtent vingt fois le prix d'une seule. Le calcul décide souvent du choix du séquenceur à lui seul, dès que vous dépassez deux ou trois boîtes d'envoi.
Pourquoi les prix de vérification d'adresses ne se comparent-ils pas ?
À cause des domaines qui acceptent tout, dits catch-all, et c'est exactement là que les grilles divergent. Un éditeur facture cette vérification dix crédits contre un pour une vérification ordinaire. Un autre l'annonce illimitée et incluse. Un troisième la réserve à une option payante déclenchée à partir d'un certain nombre de cas. Et deux autres n'en disent rien publiquement. Un prix affiché par adresse ne veut donc rien dire tant que vous n'avez pas regardé cette ligne.
Peut-on encore mesurer les ouvertures d'une campagne de prospection ?
Plus sans consentement préalable pour une finalité marketing. Une recommandation de l'autorité de protection des données, adoptée le 12 mars 2026 et publiée le 14 avril, qualifie le pixel de suivi de traceur. Le délai de trois mois accordé pour les adresses déjà collectées a expiré le 14 juillet 2026, et aucune période transitoire n'existe pour les adresses collectées après la publication. Or le suivi est actif par défaut chez les séquenceurs dont la documentation le précise, et l'un d'eux verrouille le réglage dès le lancement de la campagne.
Les éditeurs de séquenceurs se sont-ils mis en conformité ?
Nous avons cherché, en restreignant les recherches à leurs propres domaines, si les principaux séquenceurs avaient publié quoi que ce soit sur cette recommandation. Aucun n'a rien publié, alors que l'échéance est passée. Les seuls acteurs à avoir communiqué et agi sont des plateformes d'emailing marketing, dont l'une annonce désactiver le suivi d'ouverture pour les adresses de l'extension française. La conformité de votre campagne est donc un réglage que vous devez aller chercher vous-même.
Un article traite un cas général et s'arrête là. Un diagnostic part de vos pages, de vos chiffres et de vos contraintes, et dit ce qui bloque en premier. Nous concevons des marques, des sites et des dispositifs d'acquisition pour des entreprises B2B, et la conversation commence toujours par ce constat.