Nous sommes une agence d’acquisition. Nous achetons l’espace publicitaire, nous fabriquons les annonces, et nous construisons la page sur laquelle le clic atterrit. À Lorient, la difficulté n’est presque jamais d’être vu : elle est de compter les bonnes personnes parmi celles qui ont vu.

Le pays de Lorient est l’un des rares territoires français où l’économie de la mer n’est pas un décor mais une structure d’emploi. Elle y pèse environ 15 % des emplois, contre 5 % en moyenne bretonne, et la construction et la réparation navale en constituent le premier bloc devant la défense et la pêche (AudéLor, 2025). Cela change tout pour un annonceur : la plupart des entreprises d’ici vendent à d’autres entreprises, souvent à des acheteurs que l’on peut nommer un par un.

Un marché industriel où les acheteurs se comptent

Votre marché tient sur une liste. Naval Group emploie plus de 2 800 salariés sur son site lorientais, et près de 4 000 personnes y entrent chaque jour si l’on compte les prestataires (AudéLor, 2025). Autour, l’industrie de défense locale rassemble environ 80 entreprises et 5 000 emplois. À cette échelle, la question n’est pas combien de personnes verront l’annonce, mais lesquelles. Nous travaillons par compte identifié et par fonction, et nous acceptons des volumes de diffusion que la plupart des annonceurs jugeraient ridicules.

Un coût d’acquisition qui ne se lit pas comme ailleurs. Quand une affaire signée représente plusieurs années de chiffre, le prix d’un contact perd son sens comme indicateur. C’est le raisonnement que nous détaillons pour les marchés à faible volume : ce qui compte est la valeur d’un client, pas le tarif du clic.

Plusieurs personnes décident, jamais une seule. Un achat industriel passe par un bureau d’études, un service achats, parfois la qualité et la direction. Chacun cherche autre chose et ne se convainc pas avec le même document. Nous construisons les campagnes autour de ce parcours à plusieurs décideurs plutôt qu’autour d’un interlocuteur imaginaire.

Recruter avant de vendre. Sur les métiers du naval et de la maintenance industrielle, beaucoup d’entreprises d’ici perdent davantage de chiffre faute de main-d’oeuvre que faute de clients. La publicité de marque employeur devient alors l’investissement le plus rentable, et nous le disons quand c’est le cas.

La course au large, une filière qui n’existe presque qu’ici

La base de sous-marins de Keroman, quittée par la Marine en 1997, abrite aujourd’hui le pôle course au large. Ce n’est pas une anecdote patrimoniale : la filière représentait environ 905 emplois en 2022 et 35 millions d’euros de retombées locales, soit plus de trois fois le niveau de 2012, et un emploi de team en génère trois autres autour (AudéLor, 2023).

Pour un annonceur de cette filière, la particularité est que le marché n’est pas lorientais. Les partenaires, les acheteurs de services techniques et les recrues se trouvent partout en France et en Europe, alors que la production, elle, est concentrée sur quelques hectares. Nous diffusons donc large et nous parlons local : c’est exactement l’inverse du réglage par défaut que proposent les régies.

Ce que nous faisons pour les commerces

La ville n’est pas l’agglomération. Les deux échelles n’ont ni le même revenu médian ni le même taux de pauvreté, et un ciblage tracé sur la commune de Lorient ne décrit pas votre clientèle. Nous reconstituons la zone à partir de vos ventes réelles.

Le port fabrique des saisons que le calendrier ignore. Escales, régates, retours de flottille, arrivées de course : la fréquentation du centre et des quais bouge pour des raisons qui ne figurent sur aucun calendrier commercial national. Une campagne calée sur les temps forts nationaux passe à côté des vôtres.

Des créations tournées sur site. Un atelier, une cale, un pont : la matière visuelle est ici largement supérieure à la moyenne, et elle est rarement exploitée. Nous filmons plutôt que d’acheter des images qui pourraient illustrer n’importe quelle ville.

Ce que nous regardons pour juger une campagne

Le suivi des conversions, le pixel Meta et Google Analytics sont posés avant la première diffusion. Ce n’est que le socle. Sur des cycles industriels qui se comptent en mois, la seule lecture honnête consiste à suivre une demande jusqu’à la consultation, puis jusqu’à la commande, et à accepter qu’un mois de campagne ne se juge pas le mois suivant.

Nous renvoyons ces étapes aux régies, sans quoi elles optimisent sur ce qu’elles savent voir, c’est-à-dire le formulaire le plus facile à obtenir. Sur ce territoire, le formulaire le plus facile est presque toujours une demande d’emploi ou une sollicitation commerciale, pas un acheteur.

Nous disons aussi quand il ne faut pas acheter de publicité. Si votre carnet est plein pour l’année et que votre contrainte est l’atelier ou l’effectif, la publicité commerciale ne vous servira à rien. Elle servira peut-être à recruter, ce qui est un autre métier et un autre budget.