Nous sommes une agence d’acquisition. Nous achetons de la publicité sur Meta, Google et LinkedIn, nous produisons les créations qui vont avec, et nous construisons les pages qui transforment un clic en demande.

Morlaix est une ville-centre au sens fort du terme. L’INSEE y compte environ deux emplois pour un actif occupé qui y réside : la commune fait travailler un territoire de vingt-six communes bien plus peuplé qu’elle. Et elle le fait avec une structure très particulière, puisque près de la moitié de ses emplois relève de l’administration, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale. Cette dépendance à la sphère publique et sanitaire est le premier fait à connaître avant de dépenser un euro en publicité ici.

Deux marchés dans un rayon de dix kilomètres

La ville et sa couronne n’ont pas le même pouvoir d’achat. Le taux de pauvreté de la commune dépasse vingt pour cent quand celui de Morlaix Communauté reste sous les treize pour cent ; le chômage suit le même écart, nettement plus élevé dans la ville que dans l’agglomération. Un ciblage tracé au compas autour de Morlaix mélange donc deux populations qui n’achètent ni les mêmes choses ni aux mêmes prix.

Conséquence directe sur la structure de compte. Une campagne unique sur cette zone produit une moyenne qui ne décrit personne : elle masque une audience qui convertit bien et une autre qui consomme du budget sans acheter. Nous séparons systématiquement ces deux périmètres dans des ensembles distincts, avec des budgets et des créations propres, selon les principes que nous avons détaillés sur la structure d’un compte publicitaire.

Un flux quotidien que les commerces sous-estiment. La gare de Morlaix a vu passer plus de huit cent cinquante mille voyageurs en 2024 et sert de pôle d’échanges pour les cars du territoire. Cette population est présente en semaine, aux heures ouvrées, et elle ne réside pas forcément dans la commune. Le ciblage horaire vaut donc ici autant que le ciblage géographique.

Le pôle santé, plus gros employeur recensé de la commune

Le centre hospitalier des pays de Morlaix figure dans la base Sirene à la plus haute tranche d’effectifs de la commune, très loin devant les suivants. Il déclarait fin 2024 plus de neuf cents lits et près de deux cent cinquante places, un peu plus de trente-six mille passages aux urgences dans l’année, et il porte ses propres écoles paramédicales. Il appartient depuis 2016 au groupement hospitalier de territoire de Bretagne occidentale.

Ces organisations recrutent bien plus qu’elles ne vendent. Leurs campagnes visent à attirer des soignants sur des métiers en tension, à remplir une promotion d’institut de formation, à faire connaître un dispositif. Le pilotage technique est le même que pour une entreprise, mais le registre ne l’est pas : une communication publique ou hospitalière qui emprunte les codes du commerce perd la crédibilité qu’elle cherchait à installer. C’est un travail de ton de voix avant d’être un travail de ciblage.

Autour de l’hôpital, une économie privée du soin. Clinique, imagerie, rééducation, services à domicile, équipements médicaux : ces acteurs vivent du même bassin de patients et de la même pénurie de professionnels, avec des contraintes déontologiques propres qui interdisent une bonne partie des arguments publicitaires habituels.

Les entreprises qui vendent depuis Morlaix, et non à Morlaix

L’industrie ne pèse qu’environ un emploi sur dix ici, mais ce dixième est singulier. Un groupe de presse régional y a son siège, une société de biotechnologie marine y est implantée depuis la fin des années deux mille, et le territoire structure une filière biosciences ainsi qu’un pôle aéronautique de formation et de maintenance sur l’aéroport de Ploujean, qui n’accueille plus de ligne commerciale régulière depuis fin 2022.

Ces entreprises ont un point commun : leurs acheteurs ne sont pas dans le Finistère. Pour elles, la publicité géolocalisée n’a d’intérêt que pour recruter. Tout le reste se joue sur des audiences définies par fonction et par secteur, à l’échelle nationale ou internationale, et sur des requêtes techniques à très faible volume mais à forte valeur. C’est le genre d’arbitrage que nous posons dans une stratégie média avant d’ouvrir le moindre compte.

Précision utile pour le patrimoine, souvent mal citée : le Pays de Morlaix est labellisé Pays d’art et d’histoire, et la ville abrite le seul secteur sauvegardé du Finistère. C’est un argument réel pour qui vend du séjour, mais l’ampleur touristique reste sans rapport avec celle des communes littorales voisines.

Ce que nous mesurons

Nous installons le suivi des conversions, le pixel Meta et Google Analytics avant le lancement, puis nous remontons ce qui suit le formulaire : la candidature, le rendez-vous, la commande.

Sur un marché de cette taille, les volumes sont faibles et un écart de quelques conversions déplace un pourcentage entier. Nous jugeons donc sur des périodes longues, et nous refusons de modifier un réglage tous les trois jours. Une campagne locale qu’on corrige en permanence ne se stabilise jamais et ne prouve rien.

Nous disons aussi quand il ne faut pas acheter de publicité. Quand le besoin réel est de recruter et que rien, sur votre site, ne donne envie de travailler chez vous, le budget est mieux placé dans ce que vous montrez que dans ce que vous diffusez.