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Vos campagnes YouTube ont changé de type sans vous
Google a absorbé les campagnes vidéo de conversion dans Demand Gen, migration achevée en avril 2026. Ce qui a disparu, ce qui a seulement changé de nom, et ce qui reste.
Axel Chatellin, Fondateur de MAstratos··18 min de lecture
Si vous faisiez tourner des campagnes vidéo orientées conversion sur YouTube, elles n’existent plus sous cette forme. Google les a absorbées dans Demand Gen, et la migration s’est achevée en avril 2026.
Le calendrier figure sur la page officielle consacrée à cette mise à niveau, en trois dates : « avril 2025, Google retire la possibilité de créer de nouvelles campagnes vidéo pour l’action » ; « juillet 2025, Google commence la mise à niveau automatique des campagnes existantes vers Demand Gen » ; « avril 2026, nous migrons automatiquement les dernières campagnes vers Demand Gen ».
Le sujet mérite mieux qu’un changement de vocabulaire, parce que la migration a laissé des campagnes en pause. Cet article fait le point sur ce qui a disparu, ce qui a seulement changé de nom, ce qui reste autonome, et sur le budget minimum que Google ne publie pas.
Ce que la migration a laissé derrière elle
La partie la plus coûteuse de cette migration n’est pas le changement de type, c’est ce qui arrive aux campagnes qui ne pouvaient pas être migrées telles quelles.
Google décrit le traitement : la campagne vidéo pour l’action d’origine est supprimée, la migration ne porte que sur les réglages et les composants compatibles, les incompatibles étant retirés, et la nouvelle campagne Demand Gen est mise en pause pour revue avant toute dépense.
Elle doit donc être réactivée à la main. Une campagne qui a cessé de dépenser au printemps 2026 sans explication n’a peut-être pas été arrêtée par quelqu’un : elle a pu être migrée, mise en pause automatiquement, et jamais rouverte.
Deux vérifications découlent de là, et elles prennent cinq minutes. D’abord, la présence de campagnes Demand Gen en pause que personne ne reconnaît. Ensuite, la liste des composants effectivement présents dans ces campagnes, puisque les éléments incompatibles ont été retirés sans remplacement.
Et le périmètre a changé en même temps. Une campagne vidéo pour l’action diffusait sur YouTube. Demand Gen diffuse sur YouTube, Shorts compris, mais aussi sur Discover, Gmail et le Réseau Display. Une campagne migrée n’a donc pas seulement changé d’étiquette, elle a changé de surface de diffusion.
Les campagnes qui ne pouvaient pas migrer ont été mises en pause pour revue. Elles ne se rouvrent pas toutes seules. Source : Aide Google Ads (2026)
Ce qui reste autonome, et pourquoi ça compte
Une erreur fréquente consiste à conclure que les campagnes vidéo ont disparu. Ce n’est pas le cas, et la distinction est opérationnelle.
Ce qui a été absorbé est le sous-type orienté conversion, celui que Google appelle aussi campagne de conversion vidéo et qui correspondait au type Video avec le sous-type « générer des conversions ».
Ce qui reste ce sont les campagnes vidéo de portée et les campagnes de vues de vidéo. Elles figurent toujours dans la documentation des formats comme types de campagne à part entière.
La règle pratique tient en une phrase : si votre objectif est la notoriété ou les vues, la campagne vidéo existe toujours ; si votre objectif est la conversion, il faut passer par Demand Gen ou par Performance Max.
Ce point compte parce qu’il détermine ce que vous pouvez piloter. Une campagne vidéo de portée reste une campagne vidéo, avec ses réglages. Une campagne Demand Gen est une campagne multicanale dont vous ne contrôlez pas la répartition, comme nous le détaillons pour Performance Max, qui obéit à la même logique.
Si l'objectif est la notoriété ou les vues, la campagne vidéo existe toujours. Si c'est la conversion, il faut passer ailleurs. Source : Aide Google Ads (2026)
Ce qui a changé de nom, et ce qui n’a pas bougé
Le vocabulaire de YouTube a beaucoup bougé, et deux confusions reviennent systématiquement.
TrueView n’est plus un format, mais le mot n’a pas disparu. Il subsiste comme unité de vue facturable : la documentation officielle des formats comporte toujours une colonne indiquant si un format peut incrémenter les vues TrueView. Écrire que TrueView n’existe plus est donc inexact, et écrire que c’est encore un format l’est tout autant. C’est devenu une unité de comptage.
Video Discovery s’appelle désormais In-Feed. Ce sont les annonces vidéo qui apparaissent dans le flux d’accueil, dans les résultats de recherche YouTube, dans la colonne des vidéos à suivre et dans les abonnements.
Et le classement des formats est structurant. Les annonces InStream désactivables, InStream non désactivables et les bumpers sont classés comme formats dans le flux. Les annonces In-Feed, les annonces Shorts et le Masthead sont classés hors flux. Cette distinction décide de l’endroit où votre annonce apparaît et, par voie de conséquence, du moment où vous êtes facturé.
Sur ce que compte exactement une vue selon la plateforme et le format, notre article sur ce que vous achetez dans une vidéo publicitaire donne le tableau comparatif complet, et l’écart entre acteurs y est considérable.
Un détail propre aux Shorts mérite d’être connu parce qu’il est contre-intuitif : si le spectateur accomplit plusieurs actions facturables pendant une même lecture, une seule vue est facturée par impression. Si la créative boucle, une seule facturation également. Et mettre l’annonce en pause ne compte pas comme une interaction facturable.
TrueView n'est plus un format mais reste une unité de vue facturable. Video Discovery s'appelle désormais In-Feed. Source : Aide Google Ads (2026)
Le budget minimum qui n’existe nulle part
C’est une question qui revient systématiquement, et la réponse documentée est plus claire qu’on ne le croit.
Google ne publie aucun plancher. Sa documentation indique au contraire l’absence de tout engagement de dépense minimum, l’annonceur définissant et contrôlant son propre budget. Pour Demand Gen, la foire aux questions officielle précise qu’aucun budget minimum n’est requis avec l’enchère qui maximise les clics.
La seule exception documentée est le Masthead, l’emplacement en page d’accueil de YouTube. Il n’est pas accessible en libre-service : il suppose une réservation via un commercial Google, qui fournit l’estimation tarifaire et les objectifs d’impressions. Aucun tarif n’est publié.
Ce que cette absence ne dit pas. L’absence de minimum officiel n’est pas l’absence de seuil de viabilité. Google ne publie aucun budget en dessous duquel une campagne ne peut pas apprendre, et pour une bonne raison : cela dépend de votre volume de conversions, pas d’un montant. Tout chiffre du type « 500 euros minimum » ou « 20 euros par jour » que vous lirez ailleurs est une recommandation d’agence, pas une règle de la régie.
La bonne question n’est donc pas le montant mais le volume : votre budget permet-il d’atteindre le nombre de conversions qui rend la stratégie d’enchères estimable. C’est le sujet que traite notre article sur les stratégies d’enchères.
L'absence de minimum officiel n'est pas l'absence de seuil de viabilité. La bonne question n'est pas le montant, c'est le volume de conversions. Source : Aide Google Ads (2026)
Comment nous intervenons
Nous arrivons sur ce sujet dans deux situations : un budget vidéo qui a cessé de se dépenser, ou une entreprise qui veut se lancer sur YouTube et ne sait plus quels types de campagne existent.
Nous faisons le tour des campagnes en pause. C’est la première vérification depuis la migration, et elle remonte régulièrement des campagnes mises en pause automatiquement que personne n’a rouvertes.
Nous contrôlons les composants effectivement présents. La migration a retiré les éléments incompatibles sans les remplacer. Une campagne migrée peut tourner avec la moitié de ses créations d’origine.
Nous vérifions que le périmètre de diffusion est celui qui est voulu. Une campagne autrefois cantonnée à YouTube diffuse désormais aussi sur Discover, Gmail et le Display. C’est parfois une bonne nouvelle, c’est parfois exactement ce que l’entreprise cherchait à éviter.
Nous choisissons le type de campagne en fonction de l’objectif, pas de l’habitude. Portée et vues restent des campagnes vidéo. La conversion passe par Demand Gen ou Performance Max. Prendre le mauvais type par réflexe coûte un trimestre.
Par où commencer
Cherchez les campagnes Demand Gen en pause dans votre compte. Si vous en trouvez une que personne ne reconnaît, c’est une campagne migrée jamais rouverte.
Comparez les composants avant et après. Les éléments incompatibles ont été retirés sans remplacement au moment de la migration.
Vérifiez où diffuse la campagne migrée. Elle ne se limite plus à YouTube.
Ne cherchez pas le budget minimum. Il n’existe pas officiellement. Cherchez plutôt le volume de conversions que votre budget permet d’atteindre.
En bref
Les campagnes vidéo orientées conversion ont été absorbées par Demand Gen. Le calendrier officiel va d’avril 2025, fin de la création, à avril 2026, migration des dernières campagnes. C’est achevé.
Les campagnes qui ne pouvaient pas migrer ont vu leur version d’origine supprimée, leurs composants incompatibles retirés, et la nouvelle campagne mise en pause pour revue. Elle doit être réactivée manuellement.
Le type de campagne vidéo n’a pas disparu : les campagnes de portée et de vues restent autonomes. Seul le sous-type de conversion a été absorbé.
TrueView n’est plus un format mais subsiste comme unité de vue facturable, et Video Discovery s’appelle désormais In-Feed.
Enfin, Google ne publie aucun budget minimum pour YouTube et écrit même l’inverse. La seule exception est le Masthead, accessible uniquement sur réservation.
Questions fréquentes
Les campagnes Video Action existent-elles encore ?
Non, elles ont été absorbées par Demand Gen. Le calendrier officiel de Google comporte trois étapes : retrait de la possibilité d'en créer de nouvelles en avril 2025, début de la mise à niveau automatique des campagnes existantes en juillet 2025, et migration automatique des dernières campagnes en avril 2026. À ce jour, la migration est achevée.
Que s'est-il passé pour les campagnes qui ne pouvaient pas migrer ?
Google indique que la campagne vidéo pour l'action d'origine est supprimée, que la migration ne porte que sur les réglages et composants compatibles, les incompatibles étant retirés, et que la nouvelle campagne Demand Gen est mise en pause pour revue avant toute dépense. Elle doit donc être réactivée manuellement. Une campagne qui ne dépense plus depuis le printemps peut simplement être restée en pause.
Le type de campagne Video a-t-il disparu ?
Non, seulement son sous-type orienté conversion. Les campagnes vidéo de portée et les campagnes de vues de vidéo restent des types de campagne autonomes. La distinction est pratique : si votre objectif est la notoriété ou les vues, la campagne vidéo existe toujours ; si votre objectif est la conversion, il faut passer par Demand Gen ou Performance Max.
TrueView existe-t-il encore ?
Plus comme nom de format, mais oui comme unité de vue facturable. La documentation officielle des formats comporte toujours une colonne indiquant si un format peut incrémenter les vues TrueView. Écrire que TrueView n'existe plus est donc inexact : il a cessé d'être un format pour devenir une unité de facturation.
Comment s'appellent les annonces Video Discovery aujourd'hui ?
Annonces vidéo In-Feed. Elles s'affichent dans le flux d'accueil, dans les résultats de recherche, dans la colonne des vidéos à suivre et dans les abonnements. Elles sont classées comme format hors flux, aux côtés des annonces Shorts et du Masthead, tandis que les annonces InStream désactivables, non désactivables et les bumpers sont classés comme formats dans le flux.
Y a-t-il un budget minimum pour diffuser sur YouTube ?
Aucun n'est publié, et Google écrit même l'inverse : sa documentation indique qu'il n'existe aucun engagement de dépense minimum. La seule exception documentée est le Masthead, en page d'accueil de YouTube, qui n'est pas accessible en libre-service et suppose une réservation via un commercial Google. Tout plancher chiffré lu ailleurs est une recommandation d'agence, pas une règle.
Un article traite un cas général et s'arrête là. Un diagnostic part de vos pages, de vos chiffres et de vos contraintes, et dit ce qui bloque en premier. Nous concevons des marques, des sites et des dispositifs d'acquisition pour des entreprises B2B, et la conversation commence toujours par ce constat.