Nous sommes une agence d’acquisition. Notre métier tient en trois gestes : acheter de l’espace publicitaire, fabriquer ce qui sera diffusé, et construire la page qui reçoit le clic. À Rennes, le troisième compte plus qu’ailleurs, parce que c’est le marché où le clic coûte le plus cher de Bretagne et où le gaspiller se voit tout de suite.

Rennes est la métropole régionale, et sa structure économique n’a rien de breton. La commune concentre 155 436 emplois au recensement de 2023, dont 4,1 % seulement dans l’industrie contre 13,3 % à l’échelle de la Bretagne. À l’inverse, l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale y pèsent 37,4 % des emplois, contre 31,6 % dans la région. Neuf emplois rennais sur dix relèvent du tertiaire. Vous ne vendez donc pas ici à des donneurs d’ordre industriels, mais à des cadres de services et à des prescripteurs institutionnels, ce qui change la plateforme, le message et le cycle de vente.

Le piège du périmètre : Rennes n’est pas Rennes Métropole

Fin 2024, la commune de Rennes compte 8 482 établissements actifs. Rennes Métropole en compte 50 260. Une campagne géolocalisée sur la ville laisse donc de côté la très grande majorité du tissu d’entreprises, qui s’est installé en couronne : Cesson-Sévigné, Saint-Jacques-de-la-Lande, Chartres-de-Bretagne. C’est là que sont les sièges et les usines, pas dans l’hypercentre.

L’écart ne s’arrête pas aux entreprises. Le taux de chômage au sens du recensement atteint 13,8 % dans la commune contre environ 9 % sur l’aire d’attraction, qui compte 789 516 habitants. Un tiers des ménages sont propriétaires en ville, plus de la moitié dans la couronne. Autrement dit, deux audiences qui portent le même nom sur une carte et n’ont ni le même pouvoir d’achat, ni les mêmes contraintes, ni les mêmes déclencheurs d’achat. Nous choisissons le périmètre avant la plateforme, jamais l’inverse.

Ce que nous faisons pour les commerces rennais

Une audience chère parce qu’elle est convoitée. La part de cadres et professions intellectuelles supérieures atteint 19,0 % de la population de quinze ans et plus à Rennes, contre 9,1 % en Bretagne. Tous les annonceurs veulent ce segment, et l’enchère le reflète. Sur un marché de ce niveau, un ciblage large ne coûte pas un peu plus cher, il rend la campagne non rentable.

Google Ads sur l’intention immédiate, et rien d’autre. Dans une ville de cette taille, la tentation est d’acheter du volume. Une recherche locale exprime une intention à très court terme, et c’est la seule qui se rentabilise quand la page d’arrivée tient sa promesse. Le reste du volume coûte sans rapporter.

Des créations conçues pour un flux saturé. Un habitant de la métropole voit passer beaucoup plus d’annonces qu’un habitant de Vitré ou de Fougères. Nous produisons les visuels et les vidéos plutôt que de recycler vos photos, parce qu’ici la création est le premier facteur de coût, bien avant le réglage.

Ce que nous faisons pour les entreprises de services et du numérique

Un pôle numérique qui pèse réellement. L’observatoire de l’agence d’urbanisme rennaise recense environ 30 500 emplois privés dans le numérique sur Rennes Métropole, répartis dans quelque 3 600 établissements, soit près de 18 % de l’emploi privé du territoire. Ce n’est pas un affichage, c’est une masse d’acheteurs et de vendeurs de logiciel, de services informatiques et de sécurité, qui se ciblent par fonction et par pile technique. C’est le terrain de nos campagnes pour les éditeurs de logiciels et sociétés SaaS.

Cibler par fonction quand aucun secteur ne domine. Dans une économie à 91 % tertiaire, la segmentation sectorielle ne sert plus à grand-chose. Effectif, intitulé de poste, ancienneté, appartenance à un groupe : ce sont les critères qui isolent un décideur, et c’est exactement ce que sait faire LinkedIn Ads, au prix d’un coût par clic élevé qui se juge au rendez-vous obtenu.

Une population étudiante qui est aussi un vivier. Avec plus de 78 000 étudiants, la métropole rennaise est l’un des tout premiers pôles d’enseignement supérieur français. Pour beaucoup d’entreprises d’ici, la campagne la plus rentable n’est pas commerciale mais tournée vers l’embauche. C’est un sujet à part entière, que nous abordons dans notre article sur le recrutement d’un premier profil marketing.

Ce que nous mesurons quand l’enchère est haute

La mesure se décide avant la campagne, pas au moment du bilan. Nous installons le suivi des conversions, le pixel Meta et Google Analytics, puis nous faisons remonter les étapes qui suivent le formulaire : le rendez-vous tenu, la proposition envoyée, l’affaire signée.

Sur un marché où l’enchère est la plus haute de Bretagne, cette remontée n’est pas un confort. Sans elle, les régies optimisent sur le contact le plus facile à obtenir, et le plus facile n’est presque jamais le meilleur. Un mois de budget mal orienté se rattrape ailleurs en Bretagne. Ici, il se voit.

Nous refusons aussi d’ouvrir un canal qui ne se justifie pas. Ajouter une plateforme sur un budget inchangé divise la dépense sans multiplier les résultats, et rend toute lecture impossible. Et nous disons quand il ne faut pas acheter de publicité : si votre offre se confond avec celle du voisin, aucun réglage ne la rendra préférable sur un marché aussi fourni.