Nous sommes une agence d’acquisition. Nous achetons l’espace, nous produisons les visuels et les vidéos, et nous bâtissons les pages qui reçoivent le clic. À Saint-Malo, le travail commence plus tôt que d’habitude : il faut décider à laquelle des économies locales vous appartenez, car elles n’appellent ni les mêmes plateformes, ni les mêmes langues, ni le même calendrier.
Saint-Malo est une commune de 47 439 habitants qui fait vivre trois économies à peine compatibles : un port de commerce et de passagers, une destination touristique de premier plan, et une industrie peu nombreuse mais lourde. La plupart des campagnes locales traitent la ville comme une station balnéaire et s’arrêtent là. Les chiffres disent autre chose, et ils changent ce qu’il faut acheter.
Ce que le tissu malouin n’est pas
Commençons par démonter une idée reçue, y compris quand elle nous arrangerait. Saint-Malo n’est pas une ville plus industrielle que son département : l’industrie y représente 9,7 % des emplois au recensement de 2023, contre 11,9 % en Ille-et-Vilaine. Le commerce, les transports et les services divers y pèsent 49,3 %, soit exactement la part départementale. Vue par la ventilation de l’emploi, la ville est d’une banalité parfaite.
Sa singularité est ailleurs, et elle est double. D’abord dans l’administration, l’enseignement, la santé et l’action sociale, qui atteignent 33,9 % des emplois contre 29,4 % dans le département. Ensuite dans le logement : 10 358 résidences secondaires, soit 27,1 % du parc de la commune, quand la moyenne d’Ille-et-Vilaine est de 7,2 %. La signature touristique de Saint-Malo se lit dans les murs, pas dans les fiches de paie. Un ciblage bâti sur l’idée d’une ville de saisonniers vise donc une réalité qui n’existe pas dans les données.
Ce que nous faisons pour les commerces et les hébergeurs malouins
La clientèle étrangère n’est pas celle qu’on croit. Sur l’agglomération, l’Allemagne devance le Royaume-Uni parmi les nationalités étrangères en 2024. Une campagne traduite uniquement en anglais, réflexe fréquent ici, s’adresse donc au deuxième marché en pensant viser le premier. Nous réglons la langue et le pays de résidence séparément, parce que les deux ne se recouvrent pas.
Une saisonnalité plus étalée qu’elle n’en a l’air. Les relevés de nuitées de 2024 montrent des vacances de Toussaint et de Noël plus fortes que le week-end du 15 août. Acheter en juillet et en août, c’est payer l’enchère haute pour convaincre des gens déjà décidés. Les fenêtres utiles sont en amont et hors saison, là où la concurrence publicitaire retombe.
La production des visuels. Photographie de votre établissement, vidéos courtes en conditions réelles, déclinaisons par format et par langue. Encore faut-il savoir ce qu’on achète quand on achète de la vidéo : nous détaillons ce qu’une vue recouvre réellement selon la plateforme, parce que les indicateurs affichés par les régies ne mesurent pas ce qu’on croit.
Ce que nous faisons pour le port et l’industrie
Un marché qui se nomme. Les 3 061 salariés de l’industrie malouine se répartissent sur seulement 165 établissements employeurs, dont douze de cinquante salariés ou plus. Le siège du groupe Roullier est ici, et sa filiale Timac Agro exploite deux sites industriels dans la commune. Quand le marché tient sur une liste, la publicité sert à entrer chez des comptes identifiés, pas à collecter du volume.
Le port comme contexte, pas comme cible. Les Ports de Saint-Malo et Cancale ont traité 990 193 tonnes de marchandises en 2025, dont une part importante d’alimentation animale et d’engrais. Cela dessine un écosystème de logistique, de manutention, de maintenance et de réparation navale dont les acheteurs cherchent une capacité, un délai et une conformité, jamais une ambiance.
Google Ads sur des requêtes rares. Un procédé, une norme, une capacité de stockage sous douane. Cinquante recherches très intentionnelles valent mieux que cinq mille génériques, et c’est tout l’enjeu de la structure d’un compte Google Ads en B2B, qui doit être construit pour attraper le rare plutôt que le fréquent.
Ce que nous mesurons sur un marché dont les flux bougent
Nous installons le suivi des conversions, le pixel Meta et Google Analytics avant le lancement, jamais après, puis nous remontons les étapes commerciales réelles : la réservation, le devis, la commande. C’est un travail de plomberie plus que de tableau de bord, et nous le décrivons en détail sur notre page consacrée au suivi et à la mesure.
Sur un territoire où les flux se déplacent d’une année sur l’autre, la mesure sert aussi à autre chose : détecter que l’audience a changé avant que le budget ne s’épuise dessus. Un basculement d’opérateur sur une ligne maritime, une desserte ferroviaire qui gagne des voyageurs, une clientèle étrangère qui se recompose, tout cela se voit dans les données de campagne des semaines avant d’apparaître dans un bilan annuel.
Nous disons aussi quand il ne faut pas acheter de publicité. Si votre établissement affiche complet aux périodes où vous dépensez, le budget ne produit rien : le gisement est ailleurs dans le calendrier, ou il n’existe pas.